‹ Paganisme et Judaīsme (volume 5)Chapitre 20 sur 60 · La Pythie, qui, dans les premiers temps, était · texte numérisé non relu

La Pythie, qui, dans les premiers temps, était

(1) Paus. 1,36, 1.

(i) Xeiiopb. Mem. 1, 1 6^.

une jeune fille et qui, plus tard, devait avoir plus de cinquante ans, était le plus souvent de basse extraction et sans éducation, mais de mœurs irréprochables. Elle se préparait à l'exercice de ses fonctions en mâchant des feuilles de laurier et en buvant de Teau de la source sacrée de Castalis, puis elle montait sur' le trépied placé au-dessus du goufre, en sorte que la vapeur qui en sortait pénétrait dans son corps (i) et que, pour ainsi dire enceinte du dieu (â), elle était mise dans un état d'extase qui l'agitait violemment et lui faisait prononcer des paroles incohérentes avec une bouche écumante. L'effet produit sur la femme était d'une puissance telle qu'un jour la Pythie, qui ne montait qu'à regret sur le trépied, fut prise d'une espèce de furie, dit Plutarque, qu'elle tomba par terre en poussant de grands cris et mourut peu de jours après (s). Ses paroles étaient interprétées par le « prophète » assisté des cinq saints, lequel leur donnait la forme d'une sentence d'oracle régulière. Dans les premiers temps cette forme était poétique; mais à l'époque déjà où vivait Théopompe, la prose l'avait emporté sur la poésie, et dans le siècle de Plutarque on ne rendait que rarement des oracles en vers.

IS. — Il est évident que le premier prêtre ou prophète et les « saints » étaient maîtres de donner la forme qui leur convenait aux paroles que la Pythie criait plutôt qu'elle ne les prononçait, et qu'ils mettaient un sens dans ce qui n'en avait pas. On a essayé de corrompre la Pythie ; on y a même réussi et la Pythie a été destituée pour ce fait, ce qui prouve

(l)Orig. adv. Cels. 7, p. 123. Chrysost. honi. 20. ad. 1 Cor.22, T. X. p. 260.

(2) Longin. c. 13, p. 52, Wcisk.

(3) Plut. orac. def. opp. vu, 724,Kei8k.

ET judaïsme. 395

que beaucoup dépendait d'elle. Beaucoup de choses, cependantySont restées inexplicables. En général, tous ceux qui croyaient aux dieux helléniques, étaient convaincus aussi de la véracité' de la direction et de Tinspiration divines de l'oracle de Delphes, ou bien ils acceptaient, conformément à leur manière de penser, une influence démoniaque prédominante, comme Platon et Plutarque l'ont fait (t). Des auteurs modernes supposent, en cherchant à expliquer cette énigme, que les prêtres de Delphes ont pratiqué, pendant des siècles, un < système d'espionnage secret, » qu'ils ont entretenu dans les principales places du monde civilisé une foule d'espions et d'observateurs, par lesquels ils furent exactement instruits, au fond de leurs cellules, de tous les changements qui avaient eu lieu, de la bonne ou mauvaise fortune de maisons régnantes ou de familles notables, de leurs secrets, de leurs projets, de leurs intentions et des questions qu'on se proposait d'adresser aux oracles (s). On explique donc un phénomène énigmatique par un autre plus merveilleux encore qui serait unique dans toute l'histoire; un tel réseau d'espionnage étendu sur toute la terre connue aurait exigé un nombre énorme d'instruments aveugles et dévoués et une dépense à laquelle toutes les richesses matérielles de Delphes n'auraient pas suffi. Il n'aurait pu

(1) Plat. Conviv. p. 202. E. Plut. Orac. def. vu, 642 Keisk.

(2) Ainsi Goette : L*oracle de Delphes, 1839, p. 74. Hullmann a choisi un aotre moyen tout aussi faux : Appréciation deToracle de Delphes 1837. Il déclare pour apocryphes et pour une invention postérieure toutes les sentences qui renferment « des passages ampoulés, recherchés, figurés, obscurs, ou qui dénotent un grossier arbitraire, une cruelle obstination, des contraditions évidentes, ou dont on raconte la réalisation surprenante. I (p. 178.) Sur vingt oracles, il lui reste donc à peine une réponse véritable.

longtemps rester secret ; des adversaires des oracles, un OEnomaus et autres, en auraient parlé avec satisfaction, et des auteurs chrétiens, comme Eusèbe, auraient publié les extraits de leurs ouvrages. Mais ce qui est vrai, c'est que Delphes, à l'époque où la Grèce était dans toute sa splendeur, exerça par ses oracles une influence .politique tellement prédominante, qu'on croyait généralement que la fondation d'une colonie entreprise sans l'assentiment de l'oracle de Delphes ne pouvait réussir, que l'inimitié des prêtres, comme le prouve l'exemple des Crisséens, pouvait être pernicieuse et que les sacrifices et les dons affluaient chez eux en abondance. « Le sanctuaire, le dieu de Pythie, l'oracle, voilà nos champs de blé, nos revenus, nos richesses. Nous ne semons pas, nous ne labourons pas, et pourtant le dieu nous nourrit, » — c'est ainsi que Lucien fait parler un prêtre de Delphes.

16. — Les nombreux oracles renfermant des avertissements ou annonçant à des villes entières des coups terribles ou même, la ruine complète, étaient revêtus d'une forme obscure, symbolique et laissant le champ libre à une interprétation opposée. Si l'on inventa des oracles à double sens et qu'on les attribua au dieu de Delphes, on put y réussir précisément parce que l'illusion était trop facile à produire et que la Pythie donnait, en effet, fréquemment des réponses amphibologiques. Aussi longtemps que la foi prédominait chez la nation, le Grec, avec son esprit et sa sagacité connus, savait inventer, après coup, une interprétation qui mettait la véracité de l'oracle à couvert. C'est ainsi que la Pythie avait prédit aux Athéniens qu'ils feraient prisonniers tous les Syracusains ; or, il ne tomba entre leurs mains qu'une liste nominale des individus composant l'armée de Syracuse, mais la prédiction de

ET judaïsme. â95

Foracle s'était accomplie (i). Les Phocéens, lorsque leur migration en Corse, entreprise par suite d'une réponse de l'oracle, eut échoué, firent preuve de beaucoup de bonhomie ; ils s'attribuèrent la faute à eux-mêmes au lieu d'en accuser le dieu, et se reprochèrent d'avoir pris le nom d'un héros (Cyrnos) pour celui d'une île. Souvent la Pythie se mettait à l'aise : quand Erginus voulut savoir comment il parviendrait à être père, elle lui conseilla d'épouser une femme jeune ; elle promit un jour la victoire aux Spartiates au cas qu'ils feraient la guerre de toutes leurs forces. Quelle que pût être l'issue de cette guerre, l'oracle restait inattaquable (2). 17. — L'Asie-Mineure hellénique possédait trois oracles d'Apollon renommés : celui des Branchides à Didyme près de Milet, où la prétresse entre à pieds nus dans une source pareille à celle de Castalis et reçut la vapeur sortant de l'eau (3) ; un autre à Claros près de Colophon, où le prêtre buvait de l'eau d'une source cachée, et le troisième en Lycie, dont la prêtresse, renfermée la nuit dans le temple, recevait les communications du dieu (4). Ceux des oracles qui n'appartenaient pas à Apollon étaient généralement des oracles à signes. Les plus célèbres d'entre eux furent le sanctuaire de Jupiter à Dodone et celui d'Amnxon en Lybie. Le premier avait un chêne a parlant » qui, au moyen du bruissement de son feuillage, du chant des oiseaux nichant dans ses branches auquel se mêlait le murmure d'une source coulant au pied de l'arbre, et le son de bassins d'airain, faisait des révélations prophétiques. Ces signes devaient cependant être inter-

(1) Plut. Nie. 13. U.

(2)fiérod. 1,165—167.

(3) Jamblich. de myst. p. 74.

(4) Hérod. 1, 182.

prêtés par les prêtresses du lieu, les Péliades, deux ou trois femmes âgées qui, comme la Pythie de Delphes, se mettaient d*abord dans un état extatique on ne sait par quel moyen, et transformaient ensuite en sentences d*oracles les sons qu'elles avaient entendus (i). Dans les plus anciens temps de la Grèce, cet oracle de Jupiter était le plus renommé de tous, et on le consultait pour toutes les entreprises de quelque importance. En vain Lysandre essaya de le corrompre; la destruction des lieux' saints par les Etoliens rapaces en !2âO avant Jésus-Christ ne détruisit pas, paraît-il, l'oracle, mais en diminua la fréquentation ; du temps de Strabon il était désert, mais il se releva plus tard.

48. — C'est un fait tout particulier que l'oracle d'Ammon de Lybie, oracle étranger, fort éloigné et appartenant à des barbares, a été en grande faveur auprès des Grecs et en a été beaucoup consulté. Les Cyrénéens en apportèrent la première nouvelle en Grèce, et les Eléens prétendaient avoir été les premiers qui y eussent envoyé des ambassadeurs. Les prédictions étaient faites par un prophète, qui puisait la matière de ses réponses dans les mouvements qu'imprimaient à l'image du dieu les prêtres qui la portaient (2). Un établissement comme celui-ci était donc parfaitement propre à répondre aux désirs de questionneurs riches et puissants; c'est ainsi qu'il accorda volontiers au conquérant macédonien l'assurance demandée par lui, qu'il était réellement dieu et que la domination du globe lui était dévolue.

19. -— Â Olympie, les Jamides tiraient leurs prédictions des signes de feu produits par la combustion des victimes ; l'oracle de Déméter à Patrée faisait voir dans

(1) Aristid 11, 13. Philostr, Imag. â, 35, |). 103. Plat. Phaedr. p. 96.

(2) Diod 17, 50, 51. Strab. 5^9. 8U.

ET JUDAÏSME. â97

un miroir plongé dans la source du sanctuaire si un malade mourrait ou serait guéri (i). Parmi les oracles de héros, la grotte de Trophonius à Lebadée en Béotie était le plus célèbre ; mais il tomba parce, qu*on le soupçonna d'être un établissement institué pour tromper les riches et les puissants par les machinations et les simagries des prêtres. Les longs et nombreux préparatifs accompagnés d'innombrables sacrifices, onctions et ablutions, l'obligation de boire d'une source de ce lieu et de se couvrir de plusieurs écharpes, la manière dont on était entraîné dans l'Adyton, tout cela paraît avoir eu pour but de mettre l'homme dans un état d'exaltation ou de surexcitation qui, dans une grotte, composée de nombreuses chambres et sorties, leur faisait voir des apparitions et entendre des sons qui étaient ensuite interprétés par les prêtres (2). Souvent ces révélations se rapportaient à l'existence après la mortet les inipressions qu'elles produisaient étaient si terribles que l'on soutenait que ceux qui avaientété dans la grotte ne riaient plus jamais (3). En dépit des railleries des comiques grecs et d'un ouvrage publié contre cette grotte par Dicéarque, connu comme adversaire des oracles, la foi qu'on avait en la vertu de cet oracle se maintint jusqu'à la chute du paganisme.

20. — L'influence de l'état magnétique sur les oracles se manifeste de la façon la plus claire dans les oracles des rêves, qui, de même que les sanctuaires d'Esculape, à Epidaure, à Cos, à Tricca et à Pergame, procuraient la guérison des maladies par le moyen de l'incubation

(i; Paus 7, 21, i2.

(2) Pans. 9. 39. 40. Max. Tyr. i4,2. Pbilostr, Vit. Apoll 8, 19. Schol. Aristoph. Nub. 308. Goiop. Van Dale, de orac. gent. p. 192. sq Une gravure p- 195. explique les leurs que d'après son opinion, les prêtres mettaient en pratique.

(3) Atheu. 14, 2. Zenob. 3, 51.

OU du sommeil dans les temples et des médicaments révélés en songe. Les malades, préparés par le jeûne, les bains, les frictions, les sacrifices et les prières, et mis ainsi dans un état de surexcitation, — se couchaient dans le temple ou dans ses environs sur la peau d'un bélier qui avait été immolé, et ils s'endormaient dans l'assurance la plus complète que le dieu les honorerait d'une révélation. Ils rêvaient aussitôt de remèdes le plus souvent fort simples, qui leur apparaissaient sous leur forme naturelle ou sous l'apparence de symboles et d'images, et quand cela était nécessaire, l'explication des prêtres venait en aide à leur intelligence. La description que fait le rhéteur Aristide de l'état où le mettait l'incubation, prouve l'entière similitude de celle-ci avec le somnambulisme, «c Je croyais, dit-il, être réellement en contact avec le dieu, sentir son voisinage ; je me trouvais entre la veille et le sommeil et mon esprit était si léger que quiconque n'est pas initié ne saurait le dire ni le comprendre (i). »

21. — Les oracles des morts, qui se rendaient dans des temples particuliers, (Psychomanteia,) desservis par des prêtres qui évoquaient les morts, sont trèsprobablement venus de l'Orient en Grèce — ils sont cités dans l'Ancien Testament comme une coutume horrible de la Phénicie et de la terre de Chanaan (2). Cet art était pratiqué en Thesprotie sur le fleuve Achéron, à Héraclée sur la Propontide, et l'on croyait que les morts, forcés d'apparaître à la voix de ceux qui les évoquaient, donnaient des réponses (3). Cependant cette institution semble être tombée en désuétude dans

(1) Aristid. p. 63 etsuiv. 44S et suiv cf. Jambl. Myst. 5, 3 Strab. p. 775. Aristoph. Plut. 622 et suiv.

(2) Deut. 18, 10. 11. Levit. 20, 27. 1 Reg. 28, 7.1saïe. 8, 19.

(3) Herodot. 5, 93. Plut Cim- 6.

ET judaïsme. 299

les contrées delà Grèce vers l'époque de la guerre du Péloponèse, peut-être par la raison que les oracles Âpol- Ioniens satisfaisaient mieux au besoin du moment, et que cette violente perturbation du repos des morts froissait les sentiments des Grecs et frisait de trop près rimpiété ; car lorsque les Lacédémoniens voulurent apaiser les mânes de Pausanias tué par eux, ils firent venir d'Italie les Psychagogues ou prêtres des âmes nécessaires à cet objet (i). Dans ce dernier pays il y avait en effet, près du lac Aorne, une caverne où des Psychagogues, après avoir procédé â des sacrifices faisaient apparaître en présence du postulant, sous des traits obscurs et confus, Tâme de son père ou d'un ami, laquelle répondait à ses questions (2).

22. — Nombre de lieux où se rendaient les oracles n'eurent qu'une existence éphémère et transitoire; ils furent délaissés, soit que la réputation et la faveur dont ils avaient joui d'abord, ne pussent se maintenir à cause des tromperies fréquentes ou en suite de la concurrence d'autres établissements analogues; soit que la constitution physique de l'endroit qui servait de base â l'oracle se fût modifiée, que sa source minérale se fût tarie, par exemple. Même au sujet de celui de Delphes, Cicéron ou son frère Quintus qu'il fait parler en son nom, attribuait sa décadence à ce que la force terrestre qui inspirait la Pythie s'était évanouie (0). Quant à plusieurs autres, il suffit de l'affaiblissement général de la foi religieuse joint au dépeuplement croissant de la Grèce depuis l'époque des Macédoniens, pour amener leur ruine. Du temps de Cicéron et de Strabon, au dire de ces deux écrivains, la dépréciation

(1) Hérodot. ser. num. vind. p. 560. vin, 230. (2)Max. Tyr. 14, 2.

(3) Cic. de Divn. 1, î9.

des oracles, même de celui de Delphes, fut presque générale (i), mais plus tard leur considération se releva de nouveau. Cette variation dans les idées devait se régler principalement sur l'état du sentiment religieux, car bon nombre de questions posées n'avait trait qu'à des particularités du culte. Les oracles enjoignaient de rapporter au sein de la patrie les restes d'un individu mort à l'étranger; ils prescrivaient une cérémonie religieuse, l'offrande d'un ex-voto, l'accomplissement d'un sacrifice, ou ils attachaient le salut d'une ville à la conservation d'un objet antique consacré (2). La froideur croissante envers les dieux, le progrès de l'incrédulité, firent disparaître les causes qui entretenaient'la vogue des oracles.

23. — On ne peut juger avec certitude jusqu'à quel point la non réalisation de l'événement annoncé à l'avance détruisit la confiance dans les oracles. Le croyant de bonne foi pouvait toujours s'appuyer sur une quantité de prédictions qui s'étaient accomplies ; car, ainsi que Âristote le remarque en parlant de la signification des songes : celui qui tire souvent, doit toucher parfois (5) ; et ce que Diodore disait des prophéties d'un Syrien, peut également s'appliquer aux oracles. On ne faisait nulle mention de celles qui échouaient, mais on faisait grand bruit au contraire de celles qui se réalisaient. Et combien était facile le succès de la prédiction, lorsque ceux qui interrogeaient l'oracle étaient convaincus et résolus d'avance à tout interpréter dans le sens le plus favorable, comme le rhéteur Aristide ! L'oracle lui avait annoncé que le dieu et les jeunes filles blanches prendraient soin de lui. Un peu après il

(1) Cic. 1. c. 2, 57. Strab. p. 419. '-' ^^ --^ ^

(!2) Paus. 4, 20. 2. Theophr. hist. plant 5. 3. (3) Aristoi. de div, persomn. 1, 539 D.

reçut des lettres d^ Tempereur qui le tiraient de sa pé« nible position, et dès lors il fut évident pour lui qu'en parlant de jeunes filles blanches Toracle avait eu les lettres en vue (i).

24. — Souvent par suite de la quantité d*oracles consultés et de la discordance de leurs réponses, il devait naître de Tincertitude. A Thèbes, quand il s*agit de la guerre contre Sparte, on obtint, comme autrefois à Athènes lors des affaires de la Sicile, des oracles pour et contre. Alors Epaminondas fit placer les oracles propices à la droite de la tribune, les oracles défavorables à la gauche, et engagea ses concitoyens à se prononcer pour les uns ou pour les autres, selon qu'ils se sentiraient courageux ou lâches (2). Il arrivait aussi que les horoscopes tirés des entrailles des victimes contredisaient les oracles, comme lors de Texpédition d'Agésipolis contre TArgolide (3), mais en pareil cas c'étaient ces horoscopes et non les oracles qui indiquaient le résultat. Au surplus les hommes d'état et les capitaines ne se gênaient pas pour inventer aussi dans l'occasion des prédictions d'oracles pour le besoin du moment, ainsi que le prouvent les exemples d'Alcibiade, de Ducétius et d'autres (4). Lorsque les oracles, même celui de Delphes, reconnurent si obligeamment les prétentions d'Alexandre à la dignité divine, et qu'ils accordèrent même les honneurs divins à son Héphestion (5), cela dut ouvrir les yeux à beaucoup de gens et provoquer toujours de plus en plus depuis cette époque le mépris de ces institutions.

Page 1