‹ Paganisme et Judaīsme (volume 5)Chapitre 21 sur 60 · Heraclite disait du dieu de Delphes qu'il ne · texte numérisé non relu

Heraclite disait du dieu de Delphes qu'il ne

(i) AHsttd. or. 96. 1, 524.

(2) Plat apophtbegm. VI, 728. 729.

(3) Xenopb. Heil. 4, 7.

(4) Plut. Alcib. 14. Diod. 12, 8. 29.

(5) Justin. 11, ll.Flut Alex.27.Diod. 17, 115

is.

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parlait ni ouvertement ni clairement, mais qu'il ne cachait pas non plussa pensée, qu'il l'expliquai t(i). Toutefois ces explications, en fait d'oracles, étaient souvent si obscures et si. énigmatiques, qu'on pouvait attacher trois, quatre, même dix sens différents à la même prophétie, et que cette fâcheuse incertitude sur sa signification précise plongeait le questionneur dans un embarras plus grand qu'avant d'avoir reçu sa réponse. Aussi y avait-il des individus qui se chargeaient d'expliquer les oracles ambigus ou incompréhensibles. Ils s'appelaient Chresmologues, nom qui désignait non-seulement ceux qui interprétaient les prédictions de l'oracle de Delphes et des autres, mais encore ceux qui se livraient à la divination. Dans les temps plus reculés ces Chresmologues appartenaient à certaines familles sacerdotales, dans lesquelles cet art était héréditaire, telle que la famille des Mélampodes, descendants du fameux Mélampe (2). Plus tard le Bachis de la Béotie, qui, sous l'inspiration des Nymphes de la grotte de Corycus, avait prédit la guerre des Perses contre la Grèce, jouit d'une grande réputation, de sorte que ce nom, à en conclure par l'emploi qu'en fait Aristophane (3), devint une espèce de dénomination collective de cette catégorie d'hommes. D'autres Chresmologues, comme Stilbide et Hieroclès (4) dont Aristophane se moquait pareillement, s'occupaient surtout de prédictions anciennes, mais vivant encore dans la bouche du peuple, et de leur explication pour le présent ou un avenir prochain. Grâce au grand nombre des oracles et des Chresmologues, la multitude des prédictions mises

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(1) Ap. Plut, de Pythag. orac. c 21 : ««ti Aiyii, ovn Kpvirrih

(2) Herod.2,49.

(3) Aristopb. Pac. 1052—54, 1102. Aves. 063 Equitt. 123.

(4) Schol ad Aristoph. Pac. 1029. iOll.

en circulation (i) était si variée et si considérable, qu'on n'était pas embarrassé, lorsqu'il s'agissaitd'avoir sousla main un oracle et son . explication pour un cas donné ou pour un but quelconque.

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