Il était impossible à Parménide de passer de
I cet être simple et pur au monde des phénomènes, de la
diversité et du mouvement ; il niait donc la réalité de tout ce que nous voyons; le monde sensible ne doit son
I existence qu'à l'illusion et aux opinions des mortels,
I qui s'appuient sur cette base fragile (i). Néanmoins,
dans la deuxième partie de son poème philosophique, il montra de quelle manière on peut considérer et ex-
* pliquer le monde des apparences, quand on s'obstine à
lui attribuer une réalité quelconque. Il y parle d'une
^ divinité qui établit son trône au milieu de l'univers,
engendre les dieux et toutes choses, introduit les âmes dans le monde et les en fait sortir — idées qui se rapprochaient beaucoup du système de Pythagore ou y étaient directement empruntées (2).