‹ Pageants du tricentenaire de Québec [microforme]Chapitre 6 sur 10 · ALLOCUTION DE TRACY AUX HURONS · texte numérisé non relu

ALLOCUTION DE TRACY AUX HURONS

Mes enfants,

Les sentiments de votre cœur et les pensées de votre esprit ue parlent pas huron, car je vous comprends sans interprète, Vous n’avez de sauvage que les traits du visage, ceux de votre âme sont bien français.

Ne vous étonnez pas d’être guéris et le croire que votre agonie n’était qu’un rêve. Celui qui a fait marcher le Paraly-

val Tous les gouverneurs français du Canada, depuis Montmagny, furent salués par les Sauvages du nom d'Ononfhio. Ce mot traduisait littéralement le nom de M. de Montmagny, (Mons Magnus), c'est-à-dire: Grande Montagne.

(2) Cf : Relations FAP année 1665, ch. II, pages 5 et 6. Tôme III— Augustin Côté, éditeur, Québec, 1858.

Po M

tique ressuscitait encore les morts. Vous étiez bien malades, vous ne l'êtes plus et la santé vous reviendra si vite que vous Cor-trez demain avec moi sur les sentiers de la

Soyez reconnaissants au vrai Dieu de ce miracle. Ecoutez 1- <obes Noires qui vous parlent en son Nom, comme moi, je Vous commande en celui du Grand Ononthio des Français. (Congédiant les Sauvages du geste) : J'ai dit.

MGR DE LAVAL À TRACY Monseigneur,

L'Eglise du Canada, par la bouche de son premier pasteur, vous souhaite aujourd’hui la bienvenue. Jamais présence du lieutenant de Sa Majesté Très Chrétienne, ne fut plus ardemment désirée, ni son arrivée plus impatiemment attendue. Jamais aussi nécessité ne fut plus grande du secours des armes françaises. En même temps qu’elle protègeront les sujets du Roi, elles ouvriront un chemin nouveau à l'Evangile au pays même des Iroquois.

Nous rendons grâce à Dieu qu’il ait inspiré À notre grand monarque de choisir pour cette guerre, dont il vous laisse la conduite, des troupes vieillies dans Ja gloire de cent batailles. Si elles retrouvent au Canada la neige des Alpes, elles y cueilleront aussi les lauriers d'Allemagne, car la victoire ne peut manquer, ici, comme là-bas, de suivre leurs drapeaux.

Il y a tantôt quarante ans que nous soupirons après l’heure de la délivrance. Elle sonne enfin. Notre barbarie va se changer en royaume, nos forêts en villes, et nos déserts en provinces. Entrons remercier Dieu, dans son sanctuaire, pour tant de bienfaits, et bénissons qui nous les apporte.

Page 1