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ALLOCUTION PRONONCEE

au Service solennel célébré à Notre-Dame de Paris pour les victimes de la guerre.

Messieurs,

Mes très ciiers frères,

Vous êtes venus, représentants du chef de l'Etat, du gouvernement français, de l'autorité militaire et des nations nos alliées, membres du Parlement et de l'Institut, de la magistrature et du barreau, élus du département et de la cité, familles de nos chers morts, officiers et soldats leurs frères d'armes, chanoines de notre Métropole, pasteurs de nos paroisses, membres de notre clergé, et vous, chrétiens fidèles, vous êtes venus en foule rendre un pieux hommage aux légions de vaillants, tombés depuis trois mois, dans les rangs de notre armée et des armées alliées, sur cet immense champ de bataille qui s'étend des rivages de la mer du Nord aux bords de la Vistule, à travers la Belgique, la France et la Pologne.

Aux premiers chrétiens qui pleuraient leurs morts, l'apôtre saint Paul écrivait : « Ne pleurez pas comme ceux qui n'ont pas d'espérance ! » C'est la parole que je veux vous redire avant que s'achève cette grandiose cérémonie funèbre.

Ah! certes, ils méritent bien d'être pleures, les

morts dont le souvenir nous rassemble. Ils sont tombés, chefs éminents ou soldats obscurs, hommes faits, dans la maturité de l'âge, et jeunes hommes en leur printemps, frères, époux, fils tendrement aimés, les uns foudroyés en un instant par la balle qui les a frappés au front ou en plein cœur, les autres déchiquetés et mutilés par les obus et ayant agonisé des jours ou des semaines sur la terre rougie de leur sang ou feur Un lit d'hôpital... Oui, quand nous pensons à tant de milliers de vies humaines fauchées dans leur plein épanouissement ou dans leur fleur, à tant de souffrances endurées, à tant d'affections brisées, à tant d'espérances détruites, à tant de parents désolés, à tant de veuves et d'orphelins restés sans appui, oui, en vérité, nous avons bien lieu de pleurer, et il semble que toutes nos larmes n'égaleront jamais tant de douleurs.

Mais si nous pleurons, nous i|e devons pas pleurer comme ceux qui n'ont pas d'espérance.

L'espérance! Ah ! elle plane sur les tombes, proches ou lointaines, connues ou inconnues, hélas! qui ont reçu les restes de nos chers disparus ; elle plane sous ces voûtes avec leurs âmes que nous évoquons. Entendez son langage et les consolations qu'elle nous donne.

Espérance d'abord pour la patrie ! Ces généreuses victimes, par leur vaillance dans le combat, par leur courage devant la more, elles ont préparé la délivrance et la victoire. Par l'exemple de leur héroïsme, elles se sont suscité des imitateurs et des émules qui

achèveront leur œnvre. Par leur sang répandu, elles ont contribué à racheter les fautes de leur nation, — et laquelle donc oserait s'en dire exempte? — elles continueront à plaider sa cause auprès du Dieu qui élève les peuples ou les abaisse selon les lois de sa justice.

Espérance aussi pour vous, ô familles qui pleurez. Ce fils, cet époux, ce père, qui vous ont été ravis, ne croyez pas que vous les ayez perdus tout entiers. Leur mort glorieuse met autour de votre nom une auréole d'honneur qui vous désigne au respect et à la sympathie de vos concitoyens. Surtout leur sacrifice vous est une protection devant le Maître souverain de nos destinées, un titre à ses bénédictions de choix. Volontiers, s'ils pouvaient vous parler, ils vous rediraient la parole d'un saint sur son lit de mort : « Ne pleurez pas, je vous serai plus utile au lieu où je vais que je ne l'étais ici. »

Le lieu où ils sont allés, vous le connaissez bien, mes Frères, vous qui avez le bonheur d'être chrétiens. Ils sont allés dans la grande maison de famille des enfants de Dieu, dans la patrie éternelle qui ne connaît pas d'ennemi.

Ah ! voilà la grande espérance dont la croix qui ombrage leur tombe est le gage ! Celle-là, elle est pour eux comme pour nous, et c'est elle surtout qui peut consoler notre douleur.

Près de leurs tombes, comme autrefois près du sépulcre de Jésus, l'Ange du Seigneur pourrait nous dire : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts ceux

qui sont vivants ? » Oui, ils sont vivants nos glorieux morts, et ils vivront à jamais !

Ils vivront non pas seulement dans la mémoire de leurs concitoyens, dans le souvenir de ceux qui les ont aimés et à qui leur fin tragique les a rendus plus chers encore. Ils vivront, non pas seulement dans cette existence collective de la race et de la patrie, qu'ils auront contribué à sauver et à grandir... C'est là la seule immortalité que puissent leur promettre ceux que n'éclaire pas la lumière de la foi. Immortalité précieuse sans doute, mais combien insuffisante pour des âmes qui aspirent à vivre toujours d'une vie personnelle, à retrouver dans leur individualité toujours subsistante les êtres qu'elles ont aimés !

A ces aspirations de l'àme humaine, seul notre Christ Jésus peut répondre, et II y répond par une infaillible promesse. L'Église la chante, cette promesse, sur les cercueils de ses enfants avant de les confier à la terre : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra, et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas pour toujours. »

Ils ont cru en Lui, les morts que nous pleurons. On les a vus, pour la plupart, avant de partir au combat, recourir au ministère de ses prêtres et à la vertu de ses sacrements. Sous le feu de l'ennemi, ceux-là mêmes qui l'avaient oublié ou offensé ont senti se réveiller dans leur cœur la foi de leur baptême et ils se sont recommandés à Lui. Ce recours, à l'heure suprême, joint au sacrifice de leur sang ré-

pandu dans l'accomplissement du devoir, leur a valu, nous n'en pouvons douter, la grâce du repentir et du pardon. Il n'est pas jusqu'à ces enfants du désert, venus combattre dans les rangs de notre armée, pour qui nous ne puissions penser que leur foi en Dieu et leur héroïque bravoure leur ont obtenu partau bienfait de la Rédemption et ouvert les portes de la vie éternelle.

S'il reste à un bon nombre quelques dettes à payer envers la justice divine, nos suffrages les aideront à s'en libérer. Bientôt ils entreront, s'ils n'y sont pas encore, dans le lieu de la lumière et de la paix. En échange de quelques années de cette existence terrestre, toujours plus ou moins douloureuse, qu'ils ont sacrifiée à la patrie, ils jouiront d'un bonheur sans mélange et sans fin. Au sein de ce bonheur, ils continueront d'aimer et de servir ce qu'ils ont aimé et servi ioi-bas, leur famille et leur patrie. Et un jour, que nous supplions Dieu de faire prochain, lorsque nous reviendrons sous ces voûtes chanter, non plus les accents lugubres du De Profundis, mais le Te Deum de l'action de grâces, leurs voix s'uniront aux nôtres pour remercier Dieu de nous avoir donné la

victoire et rendu la paix.

Ainsi soit-il.

Assemblée de charité en faveur des Belges.

Son Éminence le Cardinal Archevêque de Paris prit la parole en ces termes :

« Que puis-je ajouter aux paroles si éloquentes que vous venez d'entendre, pour exciter votre admiration, votre sympathie, votre générosité en faveur du peuple héroïque de Belgique ?

« Je suis assuré que vous allez faire écho aux exhortations si chaleureuses, si pathétiques, qui vous ont été adressées, en versant largement dans les mains qui vont se tendre vers vous, les offrandes de votre charité. Vous ne voudrez pas épargner vos hourses, quand il s'agit de soulager ceux qui, pour nous sauver, aussi bien que pour défendre leur indépendance et leur honneur, n'ont pas épargné leur sang.

« Mais je veux, mes très ohers Frères, ajouter un mot en ce jour où la Belgique fête quand même, car il l'a mérité plus que jamais, son magnanime souverain.

« Nous allons nous unir, non pas seulement aux hommages qui, de toutes parts, montent vers lui, mais aux prières ardentes qui, de l'âme de son peuple plein de foi, s'élèvent en sa faveur vers le ciel.

« Ah! sans doute, Sa Majesté Albert I" appréciera grandement votre générosité pour ses sujets, car il aime son peuple plus que lui»même ; mais parce qu'il est un souverain chrétien, parce qu'il a foi en la prière et en sa vertu, il appréciera autant, sinon plus

encore, les prières que nous ferons monter vers Dieu pour lui et pour sa nation. A leur commune intention, pour le roi des Belges, pour leur reine héroïque aussi, dont l'Église célébrera, au cours de cette semaine, la sainte patronne, sainte Elisabeth, nous allons faire monter vers le ciel le chant traditionnel des Français pour leurs souverains d'autrefois : Exaudiat te Dominus in die tribulationis !

« Oui, que le Seigneur vous exauce, ô roi chevaleresque, en ces jours qui sont pour vous des jours de tribulation, mais qui sont aussi des jours de gloire impérissable ; que le Seigneur se souvienne du sacrifice que vous avez fait et que vous continuez chaque jour au culte de la justice et du droit; que le Seigneur se souvienne des holocaustes sanglants qui s'immolent chaque jour encore sur le territoire de votre pays et, qu'en retour, Il vous rende bientôt la joie du triomphe : alors, comme on vient de le chanter tout à l'heure, nous entonnerons avec vous le cantique d'actions de grâces : Lœtahimur in salutari tuo ! Ainsi soit-il. »

Éloge d'Albert P' et de son peuple.

« C'est de toute mon âme que j'offre mon hommage à la vaillante nation belge et à son magnanime Souverain, Sa Majesté Albert I".

« Mis en demeure de fouler aux pieds la foi jurée ou de subir une invasion sanglante et ruineuse, le roi des Belges et son peuple ont répondu : « Plutôt

la mort que la souillure ! » Pour résister à la violence inique et barbare dont ils sont victimes, ils ont lutté et luttent encore avec un courage que rien n'abat, ils supportent sans défaillance les pires calamités. Honneur à eux !

« Leur héroïsme est digne de toute admiration et leurs souffrances méritent toute sympathie.

« Soldats tombés en grand nombre sur les champs de bataille, innocents massacrés, villes et villages incendiés, monuments détruits, populations exilées : tous ces malheurs font de la Belgique une nation martyre et excitent la compassion de tous les nobles cœurs.

« Nulle part, cette sympathie ne saurait être plus vive qu'en France.

« En se sacrifiant pour défendre son honneur et son indépendance, la Belgique a barré le chemin à l'envahisseur qui voulait écraser la France.

« Par là, elle s'est acquis des droits impérissables à la reconnaissance de tous les Français. Ceux-ci ne seront point ingrats.

« Avec les Belges et avec les Anglais, nos glorieux alliés, nos armées combattront jusqu'au bout pour chasser l'envahisseur. Nous aurons à cœur de venir largement en aide à nos frères en détresse.

(( Enfin, nous supplierons le Dieu des justices de prendre en main la cause de ce peuple, si fidèle au Christ et à son Église, et de lui rendre, avec un territoire libéré et un patrimoine de gloire agrandi, la paix et la prospérité. »

{Livre du Roi Albert,)

LETTRE

de Son Éminence le Cardinal Archevêque de Paris au clergé et aux fidèles de son diocèse, ordonnant des prières publiques pour la France et pour ses alliés à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception.

Nos Très Chers Frères,

11 y a quelques jours, les Cardinaux français adressaient à tous les Archevêques et Evêques de France la lettre suivante :

MoyiseigneuVy

Depuis le début de la guerre, des prières publiques se font dans tous les diocèses et dans toutes les paroisses de France: les fidèles se pressent en foule dans nos églises pour y prendre part] nos vaillants défenseurs^ officiers et soldats, pour la plupart invoquent le secours de Dieu; on peut dire en vérité que la France prie.

Toutefois, afin de donner à cette prière, autant qu'il dépend de Nous, un caractère plus complètement et plus sensiblement national, Nous avons pensé, répondant à des vœux exprimés de toutes parts, qu'il serait bon de convoquer le pays tout entier à s'unir,

en un jour déterminéy dans une supplication solennelle, et il Nous a paru que cette pensée pourrait être réalisée à Voccasion de la fête prochaine de VImmaculée Conception.

Cette fête est particulièrement chère à la France, surtout depuis qu'au siècle dernier, la Très Sainte Vierge a choisi notre pays pour y glorifier le privilège de sa pureté sans tache par les manifestations et les prodiges de la Médaille miraculeuse, de Notre-Dame des Victoires et de Notre-Dame de Lourdes.

Nous vous proposons donc. Monseigneur, d'ordonner que le troisième Dimanche de VAvent, 13 décembre, jour oii la plupart de nos diocèses célébreront la solennité de VImmaculée Conception, des prières spéciales aient lieu dans toutes les paroisses pour la France, pour ses armées et pour les armées alliées. Les fidèles seraient invités à faire, ce jour-là, la sainte Communion à cette iiitention; il y aurait une procession où Von chanterait les Litanies de la Très Saijite Vierge, et un salut du Saint-Sacrement, durant lequel on lirait une Consécration de la France au Cœur Immaculé de Marie, dont la formule est jointe à cette lettre.

En outre, on pourrait conseiller aux fidèles de jeûner, en esprit de pénitence pour la France, la veille de ce jour, et de le faire précéder d'une neuvaine de prières, pendant laquelle on réciterait chaque jour une dizaine de chapelet avec trois fois les invocations : (( Cœur sacré de Jésus, ayez pitié de nous. » « Cœur immaculé de Marie, priez pour nous. »

Si Votre Grandeur agrée ce projet, Elle voudra bien le mettre à exécution dans son diocèse.

Nous avons la confiance que la Très Sainte Vierge, qui a donné tant de fois à la France des gages de sa protection maternelle, daignera écouter la prière unanime de notre pays, et hâter, par son intercession, V heureuse conclusion de la guerre, la victoire de nos armes et le retour de la paix.

Veuillez agréer^ Monseigneur, Vexpression de Nos sentiments respectueux et dévoués en Notre Seigneur.

t Louis-Joseph, cardinal LUÇON, Archevêque de Reims.

t Paulin, cardinal ANDRIEU, Archevêque de Bordeaux.

t Léon-Adolphe, cardinal AMETTE, Archevêque de Paris.

t François-Virgile, cardinal DUBILLARD, Archevêque de Chamhéry.

t François - Marie- Anatole, cardinal DE CARRIÈRES, Évêque de Montpellier.

t Hector-Irénée, cardinal SEVIN, Archevêque de Lyon.

Cet appel, Nous n'en doutons pas, sera entendu de toute la France : il le sera sûrement de Notre cher diocèse de Paris.

Depuis quatre mois bientôt, vous donnez, N. T. C. F., un admirable exemple d'assiduité et de ferveur dans la prière pour la patrie. Vous voudrez y apporter plus d'empressement et d'ardeur encore,

s'il est possible, durant ces jours où notre pays tout entier sera agenouillé devant Dieu et aux pieds de son Immaculée Mère.

La guerre se prolonge, toujours aussi âpre et aussi meurtrière, multipliant sans cesse les victimes et les deuils. Nos armées et celles de nos alliés soutiennent la lutte avec une vaillance admirable et une indomptable ténacité. Leur résistance héroïque brise tous les assauts de l'ennemi, mais elles n'ont pu encore le chasser de notre sol ni délivrer de son joug barbare la noble et malheureuse Belgique. Il faut donc nous efforcer de faire violence au Ciel pour obtenir à nos armes les victoires décisives qui amèneront la fin de cette effroyable guerre et le triomphe de la justice et delà civilisation chrétienne.

Nous demanderons avec confiance à la Très Sainte Vierge d'appuyer nos prières de son crédit toutpuissant auprès de son divin Fils. Que ne pouvonsnous espérer d'EUe, en cette fête de son Immaculée Conception, soixantième anniversaire de la définition dogmatique de ce glorieux privilège au nom duquel elle a opéré dans notre pays tant de prodiges !

Nous nous souviendrons aussi que dans ses apparitions de Lourdes en même temps qu'elle invitait à la prière, Marie réclamait la pénitence. Nous comprendrons que, pour incliner plus sûrement vers nous la bonté de Dieu, nous devons d'abord apaiser sa justice. Tous ceux d'entre vous qui le pourront, N. T. G. F., auront à cœur d'observer le jeûne qui nous est demandé.

Enfin, pour donner encore plus d'efficacité à nos supplications, nous y ajouterons l'exercice de la charité.

Vous vous efforcez, N. T. C. F,, avec un dévouement et une générosité auxquels Nous Nous plaisons à rendre hommage, de soulager les souffrances et les misères qui sont sous vos yeux, les souffrances de nos chers blessés et les misères des familles que la guerre prive de leurs ressources et de leur soutien. Mais il est d'autres détresses qui sollicitent non moins vivement notre compassion et notre assistance : ce sont celles des onze départements ravagés par l'invasion.

Là, en beaucoup de lieux, tout a été pillé, incendié, détruit. Des populations entières se trouvent sans abri, sans vêtements, presque sans pain. C'est justice que nous, qui avons été épargnés, nous venions en aide à ceux de nos frères qui ont souffert et souffrent encore tant de maux. Vous vous mon-trerez, Nous en avons l'assurance, généreux à leur égard, et, une fois de plus, s'affirmera cette étroite et sainte union qui, à l'heure présente, fait de tous les Français une grande famille, dont tous les membres partagent les mêmes douleurs et les mêmes espérances.

CONSECRATION de la France au Cœur Immaculé de Marie.

G Marie, Vierge très pure et Mère de Dieu, nous voici prosternés à vos pieds pour vous offrir nos prières filiales et confier à votre Cœur notre chère patrie.

Nos pères, dans les âges passés, ont appelé la France le royaume de Marie. Un de ses souverains vous l'a solennellement consacrée. Ce que vous avez fait pour elle, au cours du siècle dernier, a prouvé que vous êtes toujours sa Reine et sa Mère.

C'est dans notre pays que vous avez daigné plusieurs fois apparaître, et glorifier, par d'innombrables prodiges, le privilège de votre Immaculée Conception.

Nos cœurs sont remplis de reconnaissance et de confiance à la pensée de ces manifestations de votre bonté. Malgré ses défaillances et ses erreurs, la France n'a pas cessé de vous aimer, et elle se plaît toujours à vous honorer et à vous invoquer.

0 Marie, écoutez les supplications que nous vous adressons pour notre patrie. Nous vous la consacrons de nouveau, autant qu'il est en notre pouvoir. Protégez-la dans les terribles épreuves qu'elle traverse ;

obtenez-lui la victoire sur tous ses ennemis. Que votre divin Fils règne toujours sur elle avec vous, et y fasse régner la justice et la paix.

O Cœur immaculé de Marie, intercédez pour nous auprès du Cœur Sacré de Jésus !

Ainsi soit-il.

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