SUR LES ÉCRITS QUI CONCERNENT ROME
— Quelle est la thèse soutenue par Montesquieu dans sa Dissertation sur la politique des Romains dans la Religion ?
— Que pensez-vous de l’association de ces deux mots : « le merveilleux et le ridicule", et de ces deux autres mots : « le ridicule et l’utilité des divinations »?
— Peut-on comprendre tant d'hypocrisie chez les nobles et tant de naïveté dans le peuple?
— Montesquieu n’a-t-il pas commis une faute grave en portant sur les auspices un jugement à la manière d’un Romain du temps de Cicéron? A-t-il eu l’esprit historique?
QUESTIONS — 99
— Que vaut cette distribution des dieux en trois classes : ceux qui avaient été établis par ies poètes ; ceux qui avaient été établis par les philosophes, et ceux qui avaient été établis a principibus civitatis ?
— Si Rome reçut dans son sein des divinités étrangères, est-il vrai de dire qu’elle se soit soumise elle-même à ces divinités?
— Que pensez-vous de cette réflexion d’Eucrate à Sylla : « Il est heureux que le ciel ait épargné au genre humain des hommes tels que vous; nés pour la médiocrité, nous sommes accablés par les esprits sublimes ”?
— Connaissez-vous des personnages historiques qui se soient analysés comme fait ici Sylla, qui aient voulu délibérément « étonner les hommes » ?
— Le Sylla de Montesquieu nous laisse un doute; l’opinion de Montesquieu est-elle dans ces mots d’Eucrate : « En prenant la dictature vous avez donné l’exemple du crime que vous avez
puni » ?
— A la lecture du chapitre VI des Considérations, les Romains vous apparaissent-ils comme très sympathiques? Quels défauts principaux leur trouvez-vous?
— Montesquieu n’est-il pas trop systématique quand il voit chez les Romains des principes constants, c’est-à-dire pensés, arrêtés et enregistrés d’avance? N’ont-ils pas été favorisés surtout par 1 état où se trouvaient depuis longtemps les peuples méditerranéens ?
— Citez, parmi les principes politiques adoptés par ies Romains, ceux qui vous semblent les plus malhonnêtes.
— Comment vous expliquez-vous que Montesquieu ait admiré l’institution des censeurs dans la république romaine? (chap. Vin).
— Quelles furent les dispositions prises par les Romains pour donner le droit de suffrage à tous les citoyens et pour éviter la loi du nombre? (chap. Vin).
— Que pensez-vous de cette sentence : « De bonnes lois qui ont fait qu’une petite république devient grande lui deviennent à charge lorsqu’elle s’est agrandie »? (chap. ix).
— Rapprochez de la sentence précédente cette autre sentence : « Il y a bien de la différence entre des lois bonnes et des lois convenables, celles qui font qu’un peuple se rend maître des autres, et celles qui maintiennent sa puissance lorsqu’il l’a acquise? (chap. ix).
— Que pensez-*vous de cette appréciation : « Auguste, rusé tyran » ? Citez quelques grands personnages devant lesquels l’histoire hésite à se prononcer.
— « Ce n’est pas la fortune qui domine », déclare Montesquieu. Les Considérations ne sontelles pas trop visiblement l’application, et, dans la pensée de Montesquieu, la démonstration, de cette thèse trop absolue ?
— Quelles réflexions fait naître en vous la comparaison qu'a établie Montesquieu entre 1 infanterie et la cavalerie? L’histoire fournit-elle des arguments en faveur de la thèse de Montesquieu? Dans quel rapport se trouvent aujourd’hui la cavalerie et l’infanterie?
— Montrez quel soin prend Montesquieu de donner des conseils de politique générale en étudiant particulièrement les Romains. Par exemple lisez ces lignes : « C’est la folie des conquérants de vouloir donner à tous les peuples leurs lois et leurs coutumes. »
— Relevez dans le chapitre VI des Considérations les rapprochements que Montesquieu a faits entre les Romains et les princes et Etats de son temps.