‹ Pages choisiesChapitre 53 sur 60 · SUJETS DE DEVOIRS · texte numérisé non relu

SUJETS DE DEVOIRS

— Un mondain a rencontré dans une compagnie le Persan Usbek; il a été interrogé par lui ; il a remarqué son sérieux, sa curiosité et sa finesse; il écrit à un ami en se demandant si les plus civilisés sont bien ceux qu’on pense — à moins que ce Persan ne soit un Français déguisé. (En 1715, il parut à Paris un prétendu ambassadeur de Perse qui avait figure d’imposteur. Voir lettre 91.)

— L’art du portrait chez La Bruyère et chez Montesquieu. Tout en étant le disciple direct de La Bruyère et son imitateur, Montesquieu n’a-t-il pas apporté plus de mouvement, de vie et de gaieté dans sa peinture parisienne?

— La Bruyère s’est livré à la satire sociale de son temps; il a ses hardiesses. Vous montrerez comment chez Montesquieu, la satire s’enhardissant toujours, et favorisée par les circonstances, devient politique et religieuse.

— De La Bruyère et de Montesquieu, quel est celui dont la satire sociale est la plus pénétrante et la plus sévère? Vous opposerez l’amertume de l’un à la bonne humeur de l’autre.

— A l’aide de textes bien choisis et bien ordonnés, vous montrerez comment Montesquieu est coupable d 'athéisme poétique. Vous en donnerez les raisons qui tiennent à l’époque et à Montesquieu lui-même.

— Vous tracerez le portrait intellectuel et moral de Montesquieu d’après le récit de ses visites à la Bibliothèque Saint-Victor, d’après la lettre 83 et d’après l’allégorie des Troglodytes.

— Vous commenterez la lettre 85 sur la révocation de l’édit de Nantes. Vous direz d’après ce texte quelle idée Montesquieu se fait des religions et des persécutions religieuses, de son point de vue tout politique.

— La critique des grands dans les Lettres persanes et dans les Caractères de La Bruyère. Des deux écrivains, lequel est le plus sévère?

— La science pernicieuse. Que pensez-vous des arguments apportés par Montesquieu contre les découvertes scientifiques? La science moderne peut-elle lui donner tort ou raison (105)?

Lettre de Rica à Mirza, à Ispahan. — Il y a bientôt trois ans qu’Usbek et lui sont en France. Dans les premières années, il s’est beaucoup diverti au spectacle de la comédie parisienne, au jeu des idées politiques et religieuses. Mais il se lasse; sa bonne humeur s’en ressent. Usbek, au caractère sérieux, devient de plus en plus triste. Aussi Rica regrette-t-il la Perse, son ciel, ses jardins, ses femmes, intrigantes, mais soumises, et il souhaite que bientôt s’apaise le courroux du Grand Seigneur.

^-7 — Après avoir lu les lettres 27 et 110, vous tracerez à votre tour un petit tableau de l’agitation mondaine telle que nous la voyons aujourd’hui.

— L’ironie de Montesquieu. Vous la situerez entre celle de Fontenelle ( Histoire des Oracles, r686), et celle de Voltaire (Zadig, 1748, et Candide, 1759).

— Pascal dans les Pensées et Montesquieu dans les Lettres persanes ont la même opinion sur la poésie et les poètes. Vous montrerez pour quelles raisons générales et particulières ces esprits si différents se sont trouvés d’accord sur ce point particulier.

— Que pensez-vous de la sévérité dont Montesquieu a fait preuve à l’égard de Louis XIV? Quel a été le plus juste pour celui-ci, Montesquieu ou Voltaire dans le Siècle de Louis XIV?

Page 1