‹ Pages choisies de MériméeChapitre 85 sur 113 · Baer, p · texte numérisé non relu

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d'elle. Pendant la plus grande partie de la route, il l'accompagna à pied, marchant à sa portière et lui parlant sans cesse. Aux portes de la ville il monta à cheval et galopa en avant pour l'attendre à l'entrée du monastère de Saint-Cyrille, dans le Kremlin, qji'il lui avait assigné pour résidence en attendant qu'il fît bâtir un couvent magnifique exprès pour elle. Là ils se séparèrent après s'être de nouveau tendrement embrassés. Tout était préparé par son ordre pour qu'elle fût reçue avec les honneurs dus à la mère du souverain. Elle eut des revenus et un état de maison comme il appartenait à une tsarine douairière. Chaque jour il allait la visiter, et toujours avec les démonstrations du respect le plus profond et de l'affection la plus sincère '. On dit qu'il la consultait sur les affaires d'État, et les oukases étaient rendus au nom de la princesse et au sien -. Les incrédules étaient réduits au silence. Qui eût osé démentir le témoignage de la tsarine religieuse? Peu de jours après, Démétrius fut couronné en grande pompe dans l'église cathédrale et avec le cérémonial déjà consacré par Fëdor et par Boris. (Les Faux Démétrius).

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