INTRODUCTION XXV
OÙ Fl.nibort roroil clicz lui. i iii' Miirilloou Ijjcn .m faiiltourp; Sailli Honoré, Tonii;u(''n('IV, Zola, Daiiild, Ktlmoiid do (ioiicourl, Taiiio, M. de Ilérédia, cl puis M. Paul Alexis, M. Ilenjii()ue, M. iluysiiKuis, les petits naluialislcîs derrière les ^Miviuls, ceux qui illustreront l'école et ceux en qui elle (luira, par dégénérescence ou par transformation.
Les jut,'onicnls et les relations littéraires de Flaubert traduisent à l'extérieur la constitution et l'évolution interne tle son esprit.
De tempérament, Flaubert est un romantique; et la première éducatioii, entre 1830 et 1840, le livre aux lyri- (pics éperdus qui exaltent ce tempérament jusqu'à la l'olie. C'est un ap[)élit de sensations énormes, innombrables; une impossibilité de se Taire au train monotone, aux tons éteints de la vie réelle; une fuite délirante dans le rêve splendidc et violent; d'idéales constructions d'un moi infiniment énergique et d'un monde inliniment coloré : Flaubert a connu tout cela. A vingt et un ans, il ponctuait de jurons réalistes des couplets d'un romantisme truculent, comme celui-ci : « Est-ce que jamais je ne marcberai avec mes pieds sur le sable de Syrie?... Ne verrai-je jamais les nécropoles embaumées où les hyènes glapissent nichées sous les momies des rois, quand le soir arrive, à l'heure où les chameaux s'assoient près des citernes?... » ou comme cet autre, à vingt-six ans : « Penser que peut-être jamais je ne verrai la Chine, que jamais je ne m'endormirai au pas cadencé des chameaux! que jamais peut-être je ne verrai dans les forêts luire les yeux d'un tigre accroupi dans les bambous!... » et des étoiles du ciel, et des Heurs, et la nature impassible : tout l'assortiment romantique se retrouve chez Flaubert.
Mais très vite il quitta le point de vue romantique, à mesure que son esprit trouvait le langage (pii lui était propre, et se débarrassait du langage commun de la génération précédente.
Il devient aisément visible que le tourment de Flaubert est un tourment intellectuel et non sentimental. Nous ne sommes pas en présence d'un être (jui veut jouir, mais d'un être qui veut connaître. I^e sens esthétique, réintégré
^dans la littérature par le romantisme, est très aigu chez
lui. Mais tandis que, le plus souvent, les purs romaa-