‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 42 sur 54 · LE BUDDHA · texte numérisé non relu

LE BUDDHA

On m'a mené dans les écoles. J'en savais plus que les docteurs.

LA Tî'NTATION I»F SAINT ANTOI.NK 315

llir.AHION

a ... Au milieu des docteurs; ot tons ceux fjui Icntendaient étaient ravis de sasaj^csse. > Antoine fait signe h Ililariun <ie se taire.

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Continuellement, j'étais à méditer dans les jardins. Les ombres des arbres tournaient; mais l'ombre de celui qui m'abritait ne tournait pas.

Aucun ne pouvait m'é^^aler dans la connaissance des écritures, l'énumération des atomes, la conduite des élépbants, les ouvrages de cire, l'astronomie, la poésie, le pugilat, tous les exercices et tous les arts!

Pour me conformer à l'usage, j'ai pris une épouse; — et je passais les jours dans mon palais de roi, vêtu de perles, sous la pluie des parfums, éventé par lescbasse-mouclies de trente-trois mille femmes, regardant mes peuples du baut de mes terrasses, ornées de clochettes retentissantes.

Mais la vue des misères du monde me détournait des plaisirs. J'ai fui.

J'ai mendié sur les routes, couvert de haillons ramassés dans les sépulcres; et comme il y avait un ermite très savant, j'ai voulu devenir son esclave; je gardais sa porte, je lavais ses pieds.

Toute sensation fut anéantie, toute joie, toute langueur.

Puis, concentrant ma pensée dans une méditation plus large, je connus l'essence des choses, l'illusion des formes.

J'ai vidé promptement la science des Brahk-

mânes. Ils sont rongés de convoitises sous leurs apparences austères, se frottent d'ordures, couchent sur des épines, croyant arriver au bonheur par la voie de la mort !

HILARION

(( Pharisiens, hypocrites, sépulcres blanchis, race de vipères ! »

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