II. — Le château de Tiffang^es
C'est en nous laissant aller à ces hautes considérations philosopliiques ', que notre carriole nous traîna jusqu'à TilTanges. Placés tous deux dans une espèce de cuve en fer-blanc, nous écrasions de notre poids l'imperceptible cheval qui ondulait dans les brancards. C'était le frétillement d'une anguille dans le corps d'un rat de Barbarie. Les descentes le poussaient en avant, les montées le tiraient en arrière, les débords le jetaient de côté et le vent l'agitait sous la grêle des coups de fouet. Pauvre bête! Je ne puis y penser sans de certains remords.
La route taillée dans la cOte descend en tournant, couverte sur ses bords par des massifs d'ajoncs, ou par de larges langues d'une mousse roussàtre. A