‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 2 sur 31 · BALZAC D APRES SA CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

BALZAC D APRES SA CORRESPONDANCE

Mais ce n'est pas tout; il a des dettes. 11 peindra plus tard d'un mot l'état où il se trouvait en 1828 :

« Je n'avais que ma plume pour vivre et pour payer cent vingt-cinq mille francs. »

Voilà le point de départ des embarras fijanciers dont, jusqu'à la mort, Balzac n'arrivera pas à sortir. Mais il se met résolument à l'œuvre et, dès 1827, nous le voyons énergiquement appliqué à résoudre le double problème de gagner sa subsistance et de payer sei créanciers.

A peine installé rue Cassini, il a écrit les Chouans: c'est la première des études qui figurent dans la Comédie humaine. Dès lors il ne se reposera plus guère. Il prend du café à haute dose au point d'en être incommodé quand l'irritation nerveuse ne peut être dépensée en écriture et « se répandre sur le papier ». Ayant passé toute la journée sur la Physiologie du mariage, il corrige la nuit, de neuf heures à deux heures, les épreuves des Scèties de la vie privée. En trois jours et trois nuits, il fait le Médecin de campagne, un volume in-lS. Voici le règlement de sa vie au mois de février 1833 : il dort de six ou sept heures du soir à une heure du matin; travail jusqu'à huit heures; sommeil de huit heures à neuf heures et aemic; café pur; travail de neuf heures et demie à quatre heures du soir; bain ou promenade, et diner, de quatre à six ou sept heures.

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