II. — LES RAVAGES DE L IDFB FIXE
[La triste femme qu'on a aperçue dans le tableau qui précède est Joséphine de Temninck, mariée à Ballhazar Claës qui descend d'une ancienne et illustre famille de tisserands flamands. Depuis ISOO, Balthazar Claës, jadis élève de Lavoisier, cherche Y Absolu, rélément unique dont toutes les formes de la matière ne sont que des transformations. Il se ruine en expériences qui lui dévoreront six millions. En 1813, madame Claës meurt de chagrin. Elle a chargé, en mourant, sa fille aînée Marguerite, de lutter contre la folie de Ballhazar sans cesser de le respecter, de l'emprcher de se déshonorer par des dettes imprudentes, de préserver enfin de la misère sa sœur Félicie et ses deux jeunes frères. Marguerite se dévoue héroïquement à cette tâche.]
Un matin *, Marguerite apprit par Marlha que son père avait vendu sa collection de tulipes, le mobilier de la maison de devant, et toute l'argenterie. Elle fut obligée de racheter les couverts nécessaires au sen'ice de la table, elles fil marquer à son chiffre. Jusqu'à ce jour, elle avait gardé le silence sur les déprédations de Bal-