La f^tc des Morts est Iq 2 vj»-^ vembre
sombre pour longtemps, quand on revient à la maisoi quand l'homme se rasseoit au foyer el voit en face place îi jamais vide... o!i! quel accroissement de deuil!, Évidemment, en prenant ce moment, déjà funèbre i lui, des obsèques de la nature, on craignait qu'en la
ême rhomme n'eut pas assez de douleur...
Les plus calmes, les plus occupés, quelque dîstrai qu'ils soient par les tiraillements de la vie, ont des mi ments étranges. Au noir malin brumeux, au soir qi vient si vite nous engloutir dans l'ombre, dix ans, vtDj ans après, je ne sais quelles faibles voix vous montent) cœur : € Bonjour, ami; c'est nous... Tu vis donc, I travailles, comme toujours... Tant mieux! Tu nesoiilfi< pas trop de nous avoir perdus, et tu sais te passer i nous... Mais nous, non pas de loi, jamais... Les rangsi sont serrés et le vide ne parait guère. La maison quit nAtre est pleine, el nous la bénissons. Tout est bien, toi est mieux qu'au temps où ton père te portait, au teiDj fiù ta petite lille te disait à son tour : c Mon papa, poj
oi... » Mais voiU que tu pleures... Assez, et au revoir.
Hélas I ils sont partis! Douce et navrante plaiati Juste? Non. Que je m'oublie mille fois plutôt que de oublier! Et, cependant, quoi qu'il en coûte, on est oblij de le dire, certaines traces écliappent, sont déjà moi sensibles; certains traits du visage sont, non pas elTacJ mais obscurcis, palis. Chose dure, amère, liumiliaal de se sentir si fuyant et si faible, onduleus comme l'ei sans mémoire ; de sentir qu'à la longue on perd du très de douleur qu'on espérait garder toujoure !... Rendez-] moi, je vous prie; j'y liens trop à cette riche source i i... Retracez-moi, je vous supplie, ces effigies lères... Si vous pouviez du moins m'en faire rêver