HANNIBAL. — SES PREMIERS EXPLOITS
La deuxième guerre punique se résuma tout entière dans la campagne que le général carthaginois fit contre Tltalie et où Rome ftillit périr (218-203).
Ce jeune barbare, l'un des Bonapartes de l'antiquité, sorti de Carthage à treize ans, étranger à cette ville, nourri, élevé dans le camp, formé à cette rude guerre d'Espagne au milieu des soldats d'Hamilcar^ avait commencé par être le meilleur fantassin, le meilleur cava-
i* Qui habitaient les montagnes de Il StUoe au nord-est de Rome.
S* Peaple qui habitait, entre la Cuipuiie et la Lucanie, la côte du V^k de Pœstum.
^ Qui habitaient au sud de la campigne romaine.
4. Le£ Étrusques étaient les anciens habitants do la Toscane.
5. On appelle osque la langue des anciens peuples do l'Italie centrale.
6. Hannibal était iils d'Hamilcar, général qui couiniaudait les troupes de Carthage ou Espagne.
lier de l'armée. Tout ce qu'on savait alors de stratégie, de laclique, de secret de vaincre par la force ou lu |>erfi* die, il le savait dès son enfance. Le iils d'Hamilcar et né, pour ainsi dire, tout armé; il avait graudi dans lit guerre et pour la i>uerre.
Hannibal, déjà vieux, contait au roi Aniiochus' qu'élai encore petit enfant et sur les genoux de son père, il ti caressait el leHatlait un jour pour obtenir d'être mené H Espagne et de voir la guerre. Hamilcar le lui promit mais ce fut à condilion que mettant la main sur l'auld il jurerait une haine implacable aux Homains. Dèsql la mort du pacifique Hasdrnbal' mil le jeune hommeàl téle de l'armée, il songea k exécuter tes grands projd d'Harailcar. Mais avant d'attaquer Rome, il fallait èU sûr des barbares de l'intérieur de l'Espagne, ci l'était de presque tous ceux des côtes. Trois peuples d( deux Castilles' furent forcés par lui dans leurs meiUeuri places el vaincus sur les bords du Tago, au nombre i cent mille hommes. Alors seulement, il osa attaquer Si gunle', riche ville alliée des Romains, qui rapporlail i fondationàdesGrecsdeZacjnthe^etdesItaliensd'Ardée' Cette origine n'est pas improbable; nous retrouvons si les deux rivages les constructions pélagiques et la redo)
Itable falarîque, ce javelot qu'on laui^ait enflammé. Poljbe' ne parle point de l'héroïque résistance des Sa hque Wiap S H