Le dragon, monstre imaginaire
était le symbole du mal.
3. Pendant le carême il était dé> fendu de manger de la viande, on se nourrissait surtout de harengs secs.
A. L'âne.
îSt ;. XMEIIET.
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faite pour embrasser et contenir le tonnerre de la voix du peuple. Elle est veuve, elle est vide, l'église. Son profond symbolisme, qui parlait alors si haut, il est devenu muet. C'est maintenant un objet de curiosité scientifique, d'explications philosophiques, d'interprétations alexandrines. L'église est un musée gothique que visitent les habiles ; ils tournent autour, regardent irrévéren* cieusement et louent au lieu de prier. Encore savent-ils bien ce qu'ils louent ? Ce qui trouve grâce devant eux, ce qui leur plaît dans l'église, ce n'est pas l'église elle-même, ce sera le travail délicat de ses ornements, la frange de son manteau, sa dentelle de pierre, quelque ouvrage laborieux et subtil du gothique en décadence.
Il y a ici quelque chose de grand, quel que soit le sort de telle ou telle religion. L'avenir du christianisme n'y fait rien. Touchons ces pierres avec précaution, marchons légèrement sur ces dalles. Un grand mystère s'est passé ici. Je n'y vois plus que la mort, et je suis tenté de pleurer. Le moyen âge, la France du moyen âge, ont exprimé dans Tarchitecture leur plus intime pensée. Les cathédrales de Paris, de Saint-Denis*, de Reims*, en disent plus que de longs récits. La pierre s'anime et se spiritaalise sous l'ardente et sévère main de l'artiste. L'artiste en fait jaillir la vie. Il est fort bien nommé au moyen âge c le maître des pierres vives » magister de vivis lapidibus^.
1. An nord de Paris ; c'est là que les rois de France étalent enterrés.
S. En Champagne.