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Somom d'un des architectes

que Ludovic Sforza fit venir d'Allemagne pour fermer les voûtes de la cathédrale de Milan.

(Note de Michelet.)

986 J. MIGHELET.

SAINT HUNÇOm D'ASSISE. — SAIHT DOmMIQîIlE

A U fin du 3Ui* siècle les hérétiques éUient devenus si nombreux, que le midi de la France et Tltalie commençaient à ne plus obéir nu clergé catholique. Alors deux saints, un Espagnol, Dominique, un Italien. François, fondèrent deux noureaux ordres religieux pour hitler contre Thérésie.

Les ordres de Saint-Dominiqae et de Saint-François, sur lesquels le pape essaya de soutenir TEçIise en ruine, eurent une mission commune, la prédication. Le premier àjgre des monastères^ Tà^ du travail et de la callure, où les bènèdiotÎQs^ avaient défriché la terre et l'esprit des barbares, cet 4^ était pas^^. Celui des prédicateurs de la croisade, des moines de Cîteaux et de Clairvaux*, axait tiui avec la croisade. Au temps de Grégoire TU ^, rÉ^lise avait déjà été sauvée par les moines auxiliaires de la papauté. Mais les moines sédentaires et reclus ne servaient plus ^ère. lorsque les hérétiques couraient le monde pour répandre leurs doctrines^ Contre de tels prêcheurs. TÉ^liseeut ses fnfx'kemrs. c>sl le nom même de Tordre vie Saiut-Pominique. Le monde venait moins à elle, elle aIU 3l lui. Le tiers onir^f * de Saint-Dominique et ce Saiiit-Krxtivvis r>î\-ut une roule d^hommes qui ne pouvafeat viuitter le sîiK'le. et cherchaient à accorder les ievoir^ iu tttottde e^ U pertectiou mvHUkstiqiie. Swil Lo<i.s c; $a cuece a^'parteiuùeat au tiers ordw de Saint- Fra:îvv*«s^

Telle fut l'influence commune des deux ordres. Toutefois, ils eurent, dans cette ressemblance, un caractère divers. Celui de Saint-Dominique, fondé par un esprit austère, par un gentilhomme espagnol né sous l'inspiration sanguinaire de Citeaux, au milieu de la croisade de Languedoc*, s'arrêta de bonne heure dans la carrière mystique et n'eut ni la fougue ni les écarts de l'ordre de Saint-François. Il fut le principal auxiliaire des papes jusqu'à la fondation des jésuites*. Les dominicains furent chargés de régler et de réprimer. Ils eurent l'inquisition^ et l'enseignement de la théologie dans l'enceinte même du palais pontifical. Pendant que les franciscains couraient le monde, l'agitant des transports de l'amour mystique, le sombre esprit de Saint-Dominique s'enferma «1 sacré palais de Latran *, aux voûtes granitiques de lïscurial».

L'ordre de Saint-François fut moins embarrassé ; il se lança tête baissée dans l'amour de Dieu; il s'écria, comme plus tard Luther : <r Périsse la loi, vive la grâce ! :» Le fondateur de cet ordre vagabond fut un marchand ou colporteur d'Assise®. On appelait cet Italien François^ parce qu'en effet il ne parlait guère que français, « C'était dit son biographe, dans sa première jeunesse, un homme de vanité, un bouffon, un farceur, un chanteur; léger, prodigue, hardi... Tête ronde, front petit, yeux noirs et sans malice, sourcils droits, nez droit et fin, oreilles petites et comme dressées, langue aiguë et ardente, voix véhé-

1. La croisade préchée par le pape contre les hérétiques albigeois en

8. L'ordre des jésuites fut fondé par saint Ignace de Loyola en 1534.

3. Tribunal chargé de faire Ven- ^uéU contre les gens soupçonnés

d'hérésie.

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