Dans l'Italie centrale, près de Pérouse
188 J. MICHEïLET.
mente et douce ; dénis serrées, blanches, égales ; lésTS miiices, barbe rare, col grêle, bras courts, doigts lon^ ongles loii|:;s, jambe maigre, pied pelil, de c liair peu m point. » Il avait vingt-cinq ans, lorsqu'une vision le toitveriil. Il monte à cheval, vn vendre ses étoffes à Foligiio, en rapporte le prix à un vieux prêtre et, sur son refus, jette l'argent par la croisée. Il veut du moins rester aWle prêtre, mais son père le poursuit; il se sauve, vit W mois dans un trou ; son père le rattrape, le charge it coups; le peuple le poursuit h coups de pierres. Us siens l'obligent de renoncer juridiquement à tout stn bien en présence de l'évâque. C'était sa plus grandejoie;. il rond à son père tous ses habits, sans garder même UB calefon: l'évêque lui Jette son manteau.
Le voila lancé sur la terre ; il parcourt tes forêts chantant les louanges du Créateur. Des voleurs l'arré^ tent et lui demandent qui il est : < Je suis, dil-il, le hi raut qui proclame le grand roi. » Ils le plongent daoâ une fondrière de neige; nouvelle joie pour le saint; Ïm s'en tire et poursuit sa route. Les oiseaux chantent avn lui ; il les prêche, ils écoutent : i Oiseaux mes frères,^ sait-il, n'aimez-vous pas votre Créateur, qui vous donor ailes et plumes et tout ce qu'il vous l'aul? » Puis, satisfait de leur docilité, il les hénil el leur permet de s'envoler. Il exhortait ainsi toutes les créatures à louer et remercier Dieu. Il lesaimail, sympathisait avec elles; il sauvait, quand il pouvait, le lièvre poursuivi par les chasseurs el vendait son manteau pour racheter un agneau de la boucherie. La nature morte etle-méme, il l'embrassait dans son immense charité. Moissons, vignes, bois, pierres, il , fraternisait avec eux tous et les appelait tous à l'umuar
Cependant un pauvre idiot d'Assise s'attacha à lui,
puis un riche marchand laissa tout pour le suivre. Ces premiers franciscains et ceux qui se joignirent à eux donnèrent d'abord dans des austérités forcenées, comparables à celles des faquirs de Tlnde^ se pendant à des cordes, se serrant de chaînes de fer et d'entraves de bois. Puis, quand ils eurent un peu calmé cette soif de douleur, saint François chercha longtemps en lui-même lequel valait mieux de la prière ou de la prédication. Il y serait encore, s'il ne se fût avisé de consulter Sainte-Claire et le frère Sylvestre; ils le décidèrent pour la prédication. Dès lors, il n'hésita plus, se ceignit les reins d'une corde et partit pour Rome. < Tel fut son transport, dit le biographe, quand il parut devant le pape, qu'il pouvait à peine contenir ses pieds et tressaillait comme s'il eût dansé. » Les politiques de la cour de Rome le rebutèrent d'abord; puis le pape réfléchit et l'autorisa. Il demandait pour grâce unique de prêcher, de mendier, de n'avoir rien au monde, sauf une pauvre église de Sainte- Marie des Anges, dans le petit champ de la Portioncule*, qu'il rebâtit de ce qu'on lui donnait. Cela fait, il partagea le monde à ses compagnons, gardant pour lui l'Egypte où il espérait le martyre; mais il eut beau faire, le sultan s'obstina à le renvoyer.
Telsfurent les progrès du nouvel ordre, qu'en 1219 saint François réunit cinq mille franciscains en Italie^ 6tii y en avait dans tout le monde.
i Religieux hindous qui se tor- | 2. Dans l'Italie centrale, turent Yoiontairemeni par dévotion.
AIicuELBT. — Pag'^s choisies. ; . J 7
^^H Le de Franc.
^^^1^ oxcrcèrealle pouv
1 suprématie. Il se t<
r d'Orléans, frère dv
I duc de BourgDgni
^^^ Arm
^^^L Peui
^^^1 bea
^^B tOIT
^V de
J. MICIIELET.