‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 153 sur 258 · Jules II · texte numérisé non relu

Jules II

). XICHELET.

pinceau ni couleur, ne savait ce que c'était qu'i fresi]ue. et l'on vonlait qu'il fit, en face, en du ptus facile eE du plus grand des peintres', celle ( énorme de peindre toule celle petite église (deux pieds sur cent pieds de haut). II en frémil, essaya i der; Jules II fui inDexiblc. Michel-Ange fit yenirles habiles maîtres de Florence pour apprendre la fresque' lesfitquelque peu travailler; puis méconleni, il les pï] et ne voulut plus les revoir. Il s'enferma dés lors dans chapelle, peignant seul et préparant seul, bropnt seul des couleurs. Terrible épreuve de nature à tuer l'homme le plus robuste. El arrivé au tiers de ce travail immense, il crut que tout était perdu. La chaux séchait lenlemei et, par places, elle se couvTait de moisissures.

Ce qui aida fort Michel-Ange, c'est que la chapelli Sixtine, œuvre de Sixte IV', l'oncle de Jules II, n'était qu'une pensée secondaire pour celui-ci, qui attachait la gloire de son ponlilicalà la construction de Saint-Pierre*. Il obtint d'avoir seul la clef de la chapelle, de n'avoir aucune visite. Celle du pape, qu'il n'osait refuser, il la lui rendait diflicile, en ne laissant d'accès aux échafands que par une ralde échelle à chevilles où le vieui papo devait se hasarder.

Cette voûte obscure et solitaire, dans laquelle il passa an moins cinq ans (1507-1512), fut pour lui l'antre du Carmel, et il y vécut comme Elle '. II j avait un lit, sur lequel il peignait suspendu à la voûte, la tête renversée. Huile compagnie que les prophètes et les sermons

ise,

Page 1