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6. Général de l'empire, devint sous la Restauration un orateur célèbre du parti libéral (1775-1825).
7. Sous ce titre le général Foy a écrit l'histoire de la guerre d'Espagne sous Napoléon 1".
blant, légitima conquérant des ÂJpes, l'oi des monts qi sait seul franchir.
Jamais les autres nalions. Allemands, Suisses. Italicq lols, n'ont devine )iar où les Français allaieni ^ ser : toujours, ils ont été surpris.
Les Piémonlais el Auli'ichiens gardaient les Alpes et Corniche*; Bonaparte passe à Albenga, au défanl de montagnes entre les Alpes el l'Apennin'. Chemin trop facile, a-t-on dit; mais s'il était le plus facile, c'est «lui qu'il fallait garder.
De même au passage du grand Saint-Bernard', on s'*cria que, cette fois, on ne pouvait s'y attendre. Lavais était trop difficile; un fort pouvait arrêter tout. Le tort de Bard* faillit faire manquer toute l'entreprise. L'armie passa furtivement, par un tour de force inouï que poDvait faire seul le bras de la France, cinquante mille bommes se trouvèrent passés eu bonne fortune de l'autre cbté des monts.
Mais ce miraculeux passage l'est moins que celui de 1515, exécuté avec les moyens tellement inférieurs de l'époque, el par une voie, après tout, moins frajée encore. L'artillerie était beaucoup plus pesante alors, et le génie n'était pas né. Le passage fut si rapide, el si brusque et si inattendu, que le général ennemi, Prosper Colonna, fut trouvé à tahle par le chevalier Bayard^, et demanda si les Français étaient descendus du ciel. Les Suisses, qui gardaient les roules ordinaires du mont Cenis° et du mont Genèvre, se croyaient sors de
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bairer le pas de Suse où les deux routes aboutissent, et comptaient que la gendarmerie* viendrait à ce lieu étroit où cinquante cavaliers peuvent à peine charger de front, heurter contre leur mur de fer, se briser sur leurs lances. L'expérience de Novare et de Guine- §ale' montrait que cette brillante cavalerie, les premières charges repoussées, était sujette à d'étranges paniques. On avait chansonné en France h journée des Ëperons^^ et l'on disait hardiment que les gendarmes étaient des lièvres armés.
A ce moment notre jeune infanterie se formait sous un maître habile, Pietro Navarre*, passé au service de France. L'ingrate et sordide avarice de Ferdinand^ l'eût laissé mourir sans rançon dans sa captivité de Ravenne. Cet homme de génie, qui connaissait si bien les bandes espagnoles, trouva pour leur opposer des montagnards fermes et vifs, nos Basques et la verte race des hommes de Dauphiné. En tout, un corps de dix mille hommes. On yjoignit huit mille Français, Picards, Bretons, Gascons. Ajoutez trois mille pionniers et sapeurs, Français de môme. Ce sont ces vingt et un mille hommes qui, de leurs bras, de leur audace, de leur industrieuse agilité, exécutèrent en cinq joure le miracle du passage, domptant et perçant le rocher, enlevant et faisant passer sur la triple échine des Alpes soixante-douze énormes canons, cinq cents petites pièces à dos de mulets, un nombre immense de charrettes, deux mille cinq cents lances
i. On appelait gendarmes les ca- ' Guinegate, parce que les chevaliers
Taiiers revêtus d'une Mmure et armés do la lance.
3. Les gendarmes français avaient été battus à Novare, en Italie, et à Guin^ate, dans le nord de la France.
Z, Surnom donné à 4a> bataille de
avaient joué des éperons pour s'en fuir.
4. Capitaine espagnol fait prison nier par les Français à la bataille de Ravenne, en 1512.