Le roi d'Aragon
(chacune de huit hommes), et vingt mille lansijm allemands.
On était arrivé à Lyon avec l'imprévoyance ordinûrt? On sut que tout était Terme. Le vieux Trivulce' se miti courir les Alpes, el Irnuva cet affreux passage entre 1« glaces el les ahtmes. Sauvages gorges où nul marchand, nul colporteur, nui contrebandier, n'avait imprimé m pas. La virginité de leui-s neiges n'était elfleurée. depuis la création, que par l'enfant de la montagne, le crainlil et rusé chamois, el parfois aussi, peut-ôlre, par l'inlrépide folie du chasseur que la passion entraîne aux rorutches élroitesdes gouffres.
La Durance mie fois passée, on monta jusqu'au rocher de Saint-Paul, qui arrêta court. On le perça avec le fff, travail énorme qui se fil en un jour. Ce n'était encore qu'à Barcelonnclle", c'est-à-dire au pied des Alpes.
La chaîne centrale des monts se dressait ici. le iIm monstrueux qui sépare les eaux qui vont au Rhdiie de celles que recevra le Pu. Pielro, qui était l'invenleurileâ mines, fit sa route à force de poudre, faisant sauter des blocs énormes. C'était encore le plus facile. Le plus hitsardeux était, sur les rapides glissades, au-dessus des précipices, de s'accrocher el d'enfoncer les première piem sur lesquels on devait jeler des ponts, d'établir le lo<>| des abîmes des galeries en bois où les chevaux osassent passer et, sur ces frêles improvisations d cliar|ienleii tremblantes, gémissantes et criantes, de rouler 73 gros canons de bronze. Souvent, on n'osait le fiiire. El alors avec (les câbles, on descendait les canons au f 3;;d de l'abtme, pour les remonter de l'autre côl:5 avse ua eflort infmi.
CapitoiuB iulleu ai
On trouva enfin la pente italienne de la vallée de la Stura*. Mais là, le mont Pic-di-Porco se mettait encore en travers, dernière défense que les Alpes vaincues opposaient à cette litanique* entreprise. On la franchit le quatrième jour, et le cinquième, on était dans les plaines de Saluées 3, l'entrée de la Lombardie.