Chef du parti jacobin pendant la hévolution
MicHKUT. — i*açes clioi:iius. 19
Il était fort timide, défianl, ombrageux, son] et uché tant qu'il pouvait. Poui' le tirer de là, il Tullait nji conp imprévu, une manifeste nécessité morale. 1h vioteoce ils ciel et de la conscience, si j'osais dire, la tyrannie deDicB.
Cet homme si timide parut seul devant tous, sacrilii l'étude, sa chère ohscurîté, et changea sa vie saas r»tour.
Son livre, l'Institution chrétienne, n'était nuUemMl d'abord le gros livre, l'encyclopédie théologique qu'H voit maintenant. C'était une courte apologie.
Si l'acte était hardi, la forme ne l'était pas nioini. C'était une langue inouïe, la nouvelle langue française. Vingt ans après Commines<,trenteans avant Honlai^e', déjà la langue de Rousseau.
C'est sa force, si ce n'est son charme. Rousseau a dili.
I après VEmile: Conticuit ten'a. Mais combien pluBdu on le dire quand, pour la première fois, elle jaillit, «11» langue, sobre et forte, étonnamment pure, triste, uinèrCr mais robuste et déjà tout armée.
Voilà donc celle France légère, cette Franco rieus*i dont le gaulois naïf semblait hier encore un bégayeniMl d'enfance... Quelle énorme révolution !
Épouvanté de son triomphe, il se cache à Strasboui|t' se colle sur les livres. Mais il étaitperdu. Dieu ne devait' plus le lâcher.
FareP vint le prendre là, grondant et refusant. Il Tel leva, et le mit où ? A Genève, dans la ville la plus antipalhique à son génie. Calvin lui prouva que Genève élii le lieu où il serait le plus inutile, et qu'il n'y ferait ria de bon. Farel rît, alla son chemin.