‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 165 sur 258 · Gutenber^ était de Mayence · texte numérisé non relu

Gutenber^ était de Mayence

et établit sa première imprimerie à Strasbourg.

d'Aristole, formidable encyclopédie de raiitîquîlé'.écril» i dans une langue algêbi'ique, lellement concise 6l| aJislraltel On avail bavardé infiniment sur Arisloteel Plaloii, on les avail traduits faiblement, peu lidÉleiucnl, Combien cotte grande mère, la noble, la sereine, l'héroïque antiquité, parut supérieure à tout M qu'on connaissait, quand on revit, après tant de siècles, salace vénérable el chartnanlel

Il y eut là, en effet, un mystère amer pour l'humanil*.

Le nouveau se trouva le viens, le ridé, le caduc. L'auli-

quilé parut jeune, et par son charme singulier et par an

accord profond avec la science naissante. Un sani; lil»*

chaud, une flamme d'amour revint dans nos vieilles

veines avec le vin généreux d'Homère. d'Eschyle elde

Sophocle. Et, non moins viril qu'enchanteur, le génie

Ljpec guidait Copernic'etColomb^. PythagoreelPhilolaûs'

Heur enseignaient le système du monde. Aristote leur ga-

frantissail la rotondité de la terre. Platon leur montrait

l'Occident et désignait les Heapérides',

Est-ce tout î Non- notre cœur demandait à l'anliquiti* autre chose que l'Amérique, autre chose que la science ou le charme littéraire. Nous lui demandions surtout de désemprisonner nos âmes, de nous l'aire respirer mieux, d'accorder à nos poitrines l'élargissement d'une moralitt^ plus douce et vastement humaine, non liée ù la formulû byzantine, obscure, de Nicée. Nous lui demandions, non pas de briser l'autel, mais de l'étendre; non de suppri-

erre du [

«M l'AïuÉrique.

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