Peintre français né à Dijon
S. Évéque de Meaux. Mort en 1533.
On le soupçonnait d'être favorable à la réforme.
au J. NICHELEIT.
contre toutes les autres un alibi conlinuel. L'une, c'élail l'amour des sciences, la curiosité infiine qui lui fil chercher les études qui altirent le moins les femmes, les langues et l'érudition m^me, la menant du lalin au grec, du grec à l'hébreu, Briconnel le lui reproche : « S'il y avait au bout du mondeundocleurquî, par un seul verbe' abrégé, pùl apprendre toute la grammaire, un autre la rhétorique, la philosophie et les sept arts libéraux, vous y courriez comme au l'eu, »
L'autre passion, ce l'ut le culle, la Toi, l'espérance, la parfaite dévotion, qu'elle eut, de la naissance à la mort, pour son frère François I".
il y a très peu de portraits de Marguerite. Celui de Versailles est, je crois d'imagi nation, calque sur quelque portrait de François I". La véritable effigie (voir Trésor de numismatique) est le revei-s d'une médaille qui poric de l'autre côté .sa mère, Louise de Savoie. C'est une image légère, un brouillard, mais révélateur, qui ouvre tout un I caractère, qui répond si bien et si juste à tous les documents écrits, qu'on s'écrie : « C'est la vérité, »
La médaille, non datée, doit avoir été faite du vivant de la mère, peu avant sa mort, lorsqu'elle était toutepuissante, et probablement quand elle fit l'acte imporlajil de sa vie, le Traité des Dames, ou de Cambrai, eu 15S0-. Elle avait alors cinquante-trois ans, sa fille trente-sept, La mère, forte et grande figure, n'a pas besoin d'êlm nommée ; elle l'est par UD trait saillant, le grand gros nez sensuel et charnu de François I".
Sa fille est un parfait contraste. Il semble que la savoyai'dedonl elle fut le premier enfant s'essaya à la maternité par cette faible et fine créature, le pur élixîr des
Valois. avant de jeler en moule le gros garçon qui gâta (OMf'. ce vrai fils de Gargaiiliia'.
Marguerite, sa sœur, est curlaiiieineni pelile-lille du poêle Charles d'Orléans^. Elle a la fiçure usée de bonne heure des rares nobles. alTinées, vieillies. Elle dil à chaque lellre, sans la moindre roquetterie. érrivanl à geiismoinsâgés:* Voire liiiilo. » ou : (Voire vieille mère. »
Elle était très-peu faile pour les travaux de la malernilé. Elle n'eul pas d'enTant du duc d'AlcJiçon. Et de Jean d'Albret.son second mari, elle en eul. mais péniblement, toussant beaucoup, affaiblie des jambes et des yeux, si bien qu'en 1530. à trente-huit ans, étant enceinte, il lui faut se reposer, se préparer pour écrire une lettre. Ses enfants moururent ou restèrent très Taiblfs; spécialemeiil Jeanne d'Albret', qui n'avait pas même remué dans le sein de sa mère, et. encore jeune, eul plusieurs maladies qu'on croyait mortelles.
11 nefaul pas s'étonner si, dans la médaille, l'admirable artiste nous donne déjà Marguerite, comme elle se donne dans ses lettres, un peu vieille à trente-^epl ans. Le nez charmant, (in. mais aigu, est bien de cet esprit abstrait que Rabelais évoquait du ciel pour le faire descendre dans son livre.
Cette médaille fait penser à un portrait de Fénelon'. comme elle, délicat, nen'eui. maladif, où la pâle ligure conserve un léger mouvement oblique, allure gracieusemeut serpentine, comme d'un homme infiniment fin. qui ondule et glisse entre deux idées.
J'aime mieuï la reine de Navarre, Elle tient de ce
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