LB CHATEAU ROTAL D'ANET
I par ordre d'Henri b ^J
rCa à Paris. ^H
stilreDi'eux.Ëvre^| le. mais relire. 9^^| ■n promenoirs. 104^1
Improvisé par Philibert Delorme'. entre Di'eux.Êvra et Meulan, non loin de la ^srande Soine. mais relire. ! la petite rivière d'Eure. Anet l'ut tout en promenoirs. ( en rez-de-r haussée, galeries el terrasses, au milieu i prairies, une maison de conversation. Du reste, null^ plus compli^te; parc, taillis, bois, garennes, arbres frui-tiers, volières, l'auconneries, héronnières, loul i peut distraire un grand enfant. Cours sérieuses, jai modique; de petits arcs rustiques s'élevaient à l'e des allées principales. Une chapelle, élégante et petH couronnait el consacrait loul.
L'abondance des eaux, les viviers, les canaux qui c paient tout cela, égayaient la maison, plus noble i gaie cependant. Sans les forêts voisines el les dis tract i4| de la chasse, le roi y eut trouvé les journées longi Diane en fit un palais de chasse et se fit donner, pd mettre à l'entrée, le bas-relief de cerfs, de sangliei-s (j faitCellini' pour Fontainebleau (voyez au Louvre).
Avec cela l'attrait manquait. Qui peut dire ce qui t l'atlrait d'une maison. d'un Heu, d'un paysage? Pourqi l'empereur Charlemagne fut-il tellement épris du p lac d'Aix-la-Chapelle^, sans pouvoir en tirer ses yeuxîfij talisman, dit-on, y attacha son cœur, l'y retint fascUl
Il (1513-1517).
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amoureux et comme enchanté. Mais qui allait créer pour Anet ce système et ce tout-puissant talisman ?
En parcourant d'abord ce noble palais un peu morne, Goujon*, que Diane appela, vit et sentit la vraie grâce du lieu, les eaux vives. Le monument, dès lors, dut être une fontaine, où l'immobile image s'aviverait sans cesse du mouvement de ces belles eaux, de leur gazouillement qu'elle a l'air d'écouter.
Le gracieux génie du lieu fut ainsi évoqué du fond des ondes, une Diane, non mythologique, plutôt une fée chasseresse, jeune, fraîche et légère, poséeà peine, comme pour respirer un moment. Mais elle y est restée plus longtemps qu'elle ne voulait au doux murmure des eaux; ses beaux yeux errent et nagent; et elle ne bouge plus, rêveuse, prise elle-même à son enchantement.
i. Jean Goujon, sculpteur français (1520-1572).