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Une des filles du roi. i gne de Louis XIV

jeune garçon. An total, tont est double. C'est le portrait de rÉquivoque.

Madame de Maintenon était-elle la femme douce et bonne qui illumine le foyer d'un rayon de tendre amitié? On Fa supposé. Mais ses lettres font sentir qu'elle n'avait rien de cela. Elle était sèchement, tristement judicieuse, et, sous formes discrètes, sournoisement violente. Elle avait de Fesprit, mais un petit esprit impérieux, à régler le menu, à diriger dans le détail, un sobre esprit négatif, toute réserve, blâmant sans blâmer, qui séchait et stérilisait. Quant à prendre hardiment le t^nd gouvernement, à faire marcher le roi dans une voie de raison, il lui aurait fallu pour cela un ferme caractère et du courage, se risquer pour la France et pour Fhumanité. Dans sa longue vie subalterne, elle avait pris des habitudes de déférence, de prudence servile (habilement sauvées par Fattitude). Peu agréable dans Forigine à Louis XIV, elle réussit auprès de lui précisément parce que ses très réels mérites faisaient un contraste parfait avec les défauts de madame de Montespan.

Elle plut dans la suite par ses pieux discours; elle plut par les soins attentifs, soutenus, qu'elle avait des enfants du roi que la mère négligeait.

Elle était parée des gentillesses de Faîne, le maladif duc du Maine, qui, sans elle, n'aurait pas vécu. Malgré son sérieux, sa tenue un peu sèche, elle était aimée des enfants, même de mademoiselle de Nantes, mauvaise et malicieuse. Tous deux, d'espèce féline, jolis, dangereux petits chats, la caressaient, se jouaient autour d'elle avec une grâce infinie, faisaient groupe et tableau. Le roi admira et aima.

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