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C'était le nom du journal de

Marat.

430 J. 9ICIELET.

il portera de care en care sa plume et sa presse. W ne verra plus le joar. Dans cette sombre existence, une femme s'obstine à le saivre, la femme de son imprimeur, qui a quitté son man pour se faire la compare de cet être hors la nature, hors la loi, hors le soleil. Sale, hideux, pauvre, elle le soigne; elle préfère à tout d'être, au fond de la terre, la serrante de Marat.

Généreux instinct des femmes! C^est loi aussi qui, à ce moment, donne à Camille Desmoulins sa charmante et désirée LucileMl est pauvre, il est en péril, voilà pourquoi eJJe le veut. Les parents auraient vu volontiers leur fille prendre un nom moins compromis; mais c'est justement le danger qui tentait Lucile. Elle lisait tous les malins ces feuilles ardentes, pleines de verve et de génie, ces feuilles satiriques, éloquentes, inspirées des hasards du jour, et pourtant marquées d'immortalité. La vie, la mort avec Camille, elle embrassa tout, elle arracha le consentement paternel, et elle-même, riant, pleurant, elle lui apprit son bonheur.

IJien d'autres firent comme Lucile. Plus l'avenir était incertain, plus l'on voyait l'horizon se charger d'orages, plus ceux qui s'aimaient avaient hâte de s'unir, d'associer leur sort, de courir les mêmes chances, de placer, jouer la vie sur une même carte, un même dé.

Mais à quoi donc m'arrêlé-je ? arrivons aux Cordeliers.

Quelle foule ! pourrons-nous entrer ? Citoyens, un peu de place; camarades, vous voyez bien que j'amène un étranger... Le bruit est à rendre sourd; en revanche on n'y voit guère; ces fumeuses petites lumières semblent \h pour faire voir la nuit. Quel brouillard sur cette foule! Tair est dense de voix et de cris...

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