Rabaut Saint-Etienne, pasteur protestant
2. C'est la pensée dominante du Contrat social, où Rousseau a exposé ses idées politiques. Les Girondins
étaient pour la plupart disciples de Rousseau.
3. C'était un Jacobin fanatique qui commandait la garde nationale de Paris.
4. Un des révolutionnaires les plus exaltés, il s'était fait connaître par son journal l'Ami du peuple dans lequel il réclamait sans cesse de nouvelles exécutions.
5. Le Comité de Salut public, créé en 1793, était une commission de douze membres nommée par la Convention et renouvelable par quart tous les mois. Ce comité composé
l'Assembli^e pour une séance du soir. Cambon et Baréfpi promirent, bien décidiis àn'en rien faire. Maral. aveccette parale.rcvicn(vileàlaCommune*,ca)ttic lesscrnpnlcsquï quelques-uns laissaient voir sur l'inviolabilité des npttse]itants',fait clore l'adresse. On prépare le siège clclnCniivenlion, on décide que les troupes qui camperont ce soir I auront des vivres avec elles. Plusieurs ajoutérentqu'il (allait de Jiouveau sonner le tocsin, tirée le eanon d'alarme, I et ils le lirenl en effet, sans l'autorisation de laCouiuiuue. L'évÈchô' poussant ainsi et stimulant les Jacobins,il fui I décidé d'un commun accord que dans la nuit (du 1" au 2). les ofliciers municipaux, à la lumière des flambeaui, j escortés de la Force armée, iraient par toute la ville pro- I clamer les décrets du 31 mai, et « inviteraient les I citoyens à reconquérir leurs droits, à les garder par les ' armes >.
Celle proclamation bruyante, au bruit des tamboi ne fut nullement agréable aux habitants de Paris, Plfc^ sieurs qui se levèrent au bruit et qui vir«nt que les et voyés ne portaient pas leurs insignes, demandaient < Qui sont ces geus-là? » et s'obstinaient à douter qn'lh fus.sent véritablement envoyés de la Commune. Ces dispositions modérées du peuple, Irf-s bien \ nues des Girondins, étaient précisément ce qui mettait I comble à leur incertitude. Ils dînèrent ensemble le I 1" juin, et Louvet' les pressa vivemenlde Fuir dans leurs
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départements *, et de revenir en armes délivrer la Confention. Il fut tout seul de son avis. Ce retour aurait-il lieu sans effusion de sang? N'était-ce pas la guerre civile ? Plusieurs d'entre eux, qui plus tard ne repoussèrent plus ce moyen cruel, en avaient horreur encore. Plusieurs disaient (et dirent toujours) le mot qu'ils ont gravé sur les murs de leur prison : La mort et non le crimet {Potius mori quam fœdari^I)lh aimaient mieux rester, et boire, quelle qu'elle fût, toute la coupe du destin. Fuir? lorsqu'on sentait qu'on avait le peuple pour soi, lorsque la plus grande partie des quatre-vingt mille hommes de la garde nationale ne venait en réalité que défendre la Convention... était-ce raisonnable ? était-ce possible? Mais n'eussent-ils personne avec eux, ils croyaient le droit avec eux... Ils dirent, laissant la Force aux autres : « Restons, nous sommes la Loi. »
S'ils restaient, ils devaient rester par-devant la foule, se montrer, aller s'asseoir sur leurs bancs, pour vivre ou mourir. De là ils seraient forts encore. Leur courage contiendrait celui de la droite. En présence de leur danger, sous leurs fermes et tristes regards, le centre aurait-il le courage de les abandonner et de les livrer? Beaucoup de chances étaient pour eux.
Telle était, toute la nuit, leur résolution, et c'était la bonne. Leurs amis de la droite vinrent les trouver le matin, les firent changer, les perdirent.
La nuit avait été terrible. Les lumières, le bruit des tambours, les proclamations de la Commune, le rappel, au jour tout avait dû affaiblir, énerver des esprits inquiets.
1. Les départements soutenaient le parti girondin, les Jacobins avaient pour eux le peuple de Pans.