Plutôt mourir que se dé&hono* rer
Iû4 J. MICHELET.
Ils se réuniren! rue des Moulins', dans un vasloLùtel
I sert où logeait Meillan, le jeune député de ladroil ipril doux, moljile, qui aurait acceplé la dicluture Danton ', et plus lard fut royaliste. Il lit les plus grau efforts pour retenir les Girondins. Parlail-il seul? Il exprimait sans nul doute le sontiinenl de h droite, qui craignait extrêmement une scèoe sangliiiile sur SOS propres lianes. La droite croyait d'ailleurs àiirè-
' rement que la présence irritante des Girondins leur it plutôt à eux-méines; elle pensait résister poureoi aussi bien el mieux ([u'ils n'eussent su l'aire.
Comment ces hommes intrépides se décidèrent-ils à suivre ce déplorable conseil? Nul historien ne l'a dit. Mais il n'est pas besoin qu'on le dise. Le qui les vainquit, les anéantit, ce fut l'affreuse nouvelle arrivée le 2au matin, le massacre de huit cents homi Lyon '...Par qui? Par les mains girondines, par les mains de ceux qui du moins se déguisaient sous ce nom. La Gironde fut écrasée... Hélas ! elle était jusqu'ici le parti du l'humanité, et voilà qu'à son dernier jour, comparaissuiU devant le peuple, elle arrivait souillée de sang!...
L'un d'eux, Buzot S qui de cœur était à madame RolandSqui la savait arrêtée, s'élauca des bras de ses amU^
' Luttant avec eux, il disait : i Je veux mourir à la
I bune, ï Us le retinrent, Barbaroux ' fut plus heureux:
no-
i. Près de» Tulleri
le I'0p6ra.
[Iiajin ppùi dp BonJanui.
mairti peoitanl itu'eLts i!Uîl ei
échappa. Il couvrit glorieusement d'une superbe intrépidité le banc désert de la Gironde. Les autres restèrent chezMeillan, qui promit de les avertir d'heure en heure, restèrent muets, immobiles, perdus, sous la fatalité.