‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 58 sur 258 · LEB ENFANTS £T LES MOURANTS. — L'INFINI DIVIN I · texte numérisé non relu

LEB ENFANTS £T LES MOURANTS. — L'INFINI DIVIN I

Corrège' passait les jours à voir jouer les pelils ■ Ffaiils. Apelles3,dit un ancien, n'aimail à peindre que ■ personnes mourantes.

~ s jours d'arrivée, de départ, de passage enl i deux mondes, l'homme semble les contenir tous ei semble. La vie instinctive où il est alors plongé comme l'aube et le crépuscule de la pensée, plus vague a pensée sans doute, maïs combien plus vaste I Tout travail intermédiaire de la vie raisonneuse et réfléchie Lest comme une ligne étroite qui part de l'immensilé ob- I Bcure et qui y retourne. Si vous voulez le bien sentir, [ éludte:^ de près l'enfant, le mourant. Placez-vous à leur 1 chevet, observeï, faites silence.

J'ai malheureusement eu trop d'occasions de conlei pler les approches de la mort, et sur des personi ! chères. Je me rappelle spécialement une longue journée d'hiver que je passai entre le lit d'une mourante et la lecture d'Isaïe^ Ce spectacle, très pénible, était celui d'un combat entre la veille et le sommeil, un songe laborieux de l'Ame qui se soulevait, retombait... Les ;eux qui nageaient dans le vide exprimaient, avec une vérité douloureuse, l'incertitude enlredeuiL mondes. La pensée obscure et vaste, roulait tonte la vie écoulée, et elle s'agrandissait de pressentiments immenses... Le témoin de cette grande lutte qui en partageait le flux, lereDux.

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