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Ce qui nous reste du livre religieux des anciens Perses

saat soleil, illumine tout de son regard. El que voit-il qui ne soil aussi pur? le labeur, le labour, le Iravail héroïque du Jusie. Un parfum sain, salubre, s'élève de

. ces livres de labourage, k comme la bonne odeur de la lerre, dit un ancien, quand, après la pluie, la charrue

I ouvre le sillon, a

Dix mille ans ne sont rien. Ni le soleil, ni l'homme, ni la terre, n'ont changé. L'idéal est le même. Cet antique génie se retrouve encore Jeune. Les batailleurs passèrent, grecs et romains. L'humanité reprend sa vraie voie : le travail dans la lumière de la juitice.

Que j'aurais volontiers brûlé mes livres pour écrire celui-là. Il est lard, et trop tard. Je ne sais point ces langues, ces hautes origines. Des grands fleuves dévie, qui ont tombé de \h, je n'ai point vu la source, et n'aî

\ mouillé mes lèvres qu'à leur dernier ruisseau. J'y venais

I altéré, des poudreux chemins de l'Histoire ou chemina ma vie, àpremenl et aveuglément. L'Histoire, celle violente fée, m'a traîné par cent choses de fâcheuse réalité : j'ai revécu trop de misères. Pèlerin attardé, j'y viens à temps pour boire, non pas pour rétablir le cours des grandes eaux. Un plus jeune, un plus digne le fera, '

' sera béni.

UN DIUANCHE D'HIVER EN rAMILL£

liscours que lo père et lu mËro tieiu e cumproailre la beauté de ia n

Temps sombre, ténébreux. Il nerge, grand vent. La I oiseaux du Nord, qui ont passé de bonne beure, non

annoncent un grand hiver. Il n'y aura pas de visite. Triste dimanche? — Point du tout. Où elle est, qui serait triste? Ce n'est pas la flamme claire du foyer, le déjeuner chaud, qui réchauffe la maison. C'est elle, sa vivacité tendre, qui remplit tout, anime tout. Elle pense tellement aux siens, les aime, et les enveloppe, et les ouate si doucement qu'il n'y a que de la joie au nid.

La joie est doublée par l'hiver. Les enfants se félicitent du mauvais temps qui les enferme et de la belle journée qu'ils vont passer ensemble. Peu de bruit. Lui, il profite de ce jour pour faire quelque chose de son choix. Il est là, comme au petit tableau du Menuisier de Rembrandti. S'il ne rabote pas comme lui, il lit et relit un livre. Mais en lisant, il les sait là qui, par moments, discrètement, disent un petit mot tout bas. Il sent derrière sans le voir, par la divination du cœur, ce qui ne fait aucun bruit, son mouvement onduleux et doux, à elle, et son petit pas. Elle ne fait que l'indispensable, et d'un doigt mis sur la bouche leur fait signe d'être bien sages et de ne pas le troubler.

Que font-ils là, ces enfants? je suis curieux de le savoir. Ils font une pieuse lecture. Ils lisent les grandes aventures, les audaces et les sacrifices des voyageurs d'autrefois qui nous ont ouvert le globe et ont tant souffert pour nous. « Ce café qu'a pris votre père, le sucre, enfants, que vous mettez dans le lait abondamment, trop peut-être, tout cela a été acheté par l'héroïsme et aussi par la douleur. Soyons donc reconnaissants. Nous devons à la Providence ces providences humaines des grandes âmes qui peu à peu parviennent à relier le globe, l'éclai-

1. Ce tableau qui est au Musée du Louvre est appelé aussi la Sainte FamilU, Rembrandt est un des plus

grands peintres hollandais du xvii*sic> clc. Il a laissé beaucoup do tableaux d'tûstoire.

171 J. Nir.RELET.

i^uU lo fMnuUniU l'amènent ou ramèneront bientôt vers I aciH^nU Yt'r$ Tunitè qu'aurait une seule àme d*homme. > IVu à |K^u« elle leur dit la communion matérielle (qui en |>rê(Kire une niorale)^ la navi^tion« le commerce, et le«^ Yoietk les canaux^ le$ rails^ le têlê^rraphe électriqae.

le«j^ enseigner peu à peu^ dans leur rentable sens^ ayec le tom^k^^ la lenteur, la précaution conrenables* c*est vlvMiuer aux entants Tinstruction religieuse* les élever à rKa^»rit lUvîu. esprit de biuitê. de tetidresse.

Qui ne le sentira au ctvur* quand cette réTélaftioa nou^s orient de la bouotie adorée? Les en&mts sont émer- >ietllcs. Mais lui^niènie qui soit toatceIa« en le reprenant par elle avec ce cduruie attendrissante se tait dans one heureusi^ extase et sent que tous uos arts noareanx sont iK*>i puissances d'amour.

lVrv\ enthitCsK ils sont tiourrts de son Ime. de sa dooire s;i^>.ssi». Us oivuteut et elle a tini. Ils se rémLfent comme d'un rèvc... Cn bruiu un petit Siic-tuv a retenti aux «>'atM>siux. Pt>tilion d'un voisin aile. Le inoinenn dxt Loti leur du d;tiis s« franchise ijt*(uiaiite : a vîuoi dune^ :te(tls v»^tisiiKs ^buis lut .kusst :naavnis jour vocts mas tieiK di'^»4r ^Miil>rtno»^' ^ C<rtte hai^u^oce i ^nd e«fe(. ju ^lavrs. ^H ;'jn -oUo du .Ktiii. >lats rueilo est .Viuotion^ quamiim 'lOio jîus vvniianu ^màtani b* cette mverture. «Hitre <it ^m^«»inoit( sauiiilo .tatbnd h* ;a .'naniùr**!

V Jh nerc», v*»»as;n Roiu3*-<^»ra^. ^u» suis *su*tm^ touN niu«<^il*» -a ^tmnùn* »arenie jubiiee. Tu is :msunc -i*t »»R^^ . *.j|t%ï w^tek 1 .^s*'*^'^ .»**s .*îieK Wi '^ » Ou i^jse ^lins ■.>W|nit«r. Ua uet-e. otH' ÀscnHiuiu sans^ .'^Mfhtwr. ;trtte i^ ttt«Ht«es lA litt« .iiùtetti^m luiQiiie. 4yaiit .nc^ie^ >)r iMMie 4V|Mtwâie '411 '»«tit vm ''onnr. :^^)ttvoi«^ :H .uiss^ .«^

coup à dire. Mais il faut bien vous nourrir, vous aussi, petits rouges-gorges.

Au dessert, elle leur explique le banquet de la Nature, où Dieu fait asseoir tous les êtres, grands et petits, les plaçant selon l'esprit, l'industrie, la volonté et le travail, mettant très haut la fourmi, très bas tel géant (rhinocéros, hippopotame). Si l'homme siège à la première place, c'est par une chose unique, le sens de la grande harmonie, et l'amour du divin Amour, la tendre solidarité avec tout ce qui émane, le sublime don de Piété.

Ces discours pourraient glisser. Ce qui les fait entrer au cœur, ce qui pour les enfants émus grave cette heure dans le souvenir, c'est que devant eux les parents consomment l'acte de fraternité que la prière de la mère a préparé le matin. Le travailleur, pour son frère, donnera de son travail, donc de sa vie et de son âme. Elle l'embrasse, les yeux humides. Et la table est sanctifiée.

Assez pour un jour. Seulement, enfants, réjouissez le cœur de votre père d'un double chant : le chant de la patrie française en ses jours de grands sacrifices, qu'au besoin vous imiterez; et l'hymne de reconnaissance pour le Dieu bienfaiteur du monde, qui nous a donné ce jour, et peut-être son lendemain.

Donc, reposons. Votre père, bien fatigué, n'est pas loin de s'endormir. Il s'est couché si tard hier, pour achever son samedi! Dormez, amis, dormez, enfants. Dieu vous garde pendant le sommeil !

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