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par lequel NirolioD
ÀI^THOLOGIE.
contraires à l'idée de miracle. Ce sont les livres d'action.
J'entends par là ceux qui apprennent à agir, à compter sur soi, la foi aux seuls effets du travail, de la volonté.
Des livres vrais d'abord. La vie est courte. Nous n'avons pas le temps de nous farcir l'esprit d'un tas de vains mensonges qu'il faudra oublier demain. Les enfants ont ici l'instinct droit de nature. Quand vous leur racontez quelque chose : « Est-ce vrai ? » C'est le mot qu'ils disent d'abord.
Les voyages sont bons, sauf pourtant les mirages, les espérances vaines. Ils sont bons quand ils donnent la réalité crue, non l'idée romanesque des fortunes gagnées sans effort. Le héros du travail, lutteur infatigable, vainqueur de la nature, le Robinson* est une histoire très vraie, et compilée de faits réels.
Les Robinsons de l'industrie, qui, sans bouger, ont fait des voyages si durs à travers tout obstacle, ce sont nos saints. J'adore ces sublimes voyages de nos grands travailleurs, ces montées admirables des Jacquart^ et des Stephenson^.
Comment du lourd abîme où sur nous pèse un monde, on monte en soulevant la terre avec son front, leur vie le fait connaître. Hais avec ces légendes, ces bibles du travail, je voudrais avant tout la Bible de la France^ l'histoire du long effort par lequel ce grand ouvrier, le* peuple, d'âge en âge, a pu se faire lui-même. Nul pauvre travailleur, s'il refait en esprit le chemia de nos pères et les suit, ne succombera. Il sera soutenu et agrandi de la grande âme, la voyant dans ses luttes, heurtant, tombant
1. Roman anglais de Daniel de Foë dont le héros est on Anglais naufragé ivr une tle déserte.
S. Onvrier français, contemporain
de la Révolution, inventeur du métier à tisser qui. porte son nom.