S0 Apperuiire
veuillez «Miiror vim cha|)eaux ; nous nllnnii rhar^^r." Ixiuin XIV eut ju.s<ju"à «iuatnvvingt-«lix rd^^iineiits d»* cavalerie, avec un effi'ctif dp 17<KM1 rhovanx.
Les dragons. — !/<»« draKotin »e rattarhaient alom A l'infanterie. Ce nom de dragons eut un «obrifjuet, un nom de p<ierre qn'iln ne donnaient à eux-nit^me» dès le xvi* siècle. Alors on le» ap]ielait auH.si ariiuebiisien h chrrai ; i>ui.H, quand le n>ouKt|uet Hutvoda à l'arquebuae, on les a[ipela mntifi/uftair^n h rhrt-nl. Montéfl «ur de« chevaux de taille moyenne, muni.H de l'arme k feu du faiitai«.tin, instruit-s à combattre à pied <>t à rlieval, on les ron«i>li-riiif «-omme une infanterie qui pouvait m transporter facilement.
Kn 1H7H, lyouvoi.s porta à quatorze le nombre de leur» rt^gimentê avec un effectif de l(MMK) hommes.
Cette prétendue infanterie dtait un premier p^oJfr^s de la cavalerie, qui tendait à être nmin.s ]>esante, plus propre au .Hervioe do tirailleurs et d'c^claireurs.
Les hussards. — L'n secon»! proj^rès fut indique^ lonwjn'en IrtOl se formèrent les premières compagnies île htunard*, recrut*^ de rëfuijit'S hongrois, et qui donnèrent le premier Bi>écimen d'une véritable cavalerie loi;ère.
L'infanterie de ligne. — Ix)uis XIV eut, en KITH, soixante régiment.s d'infanterie;' en 11591, quatre-vin^t-<lix-huit ; en 1714. deux cent (juatre-vingts.^ En tête de tous, marchaient les six vieux et les six petiii» vieux, les plus anciens de l'arniëe, lee r^gimentx aux grand.s noms historiques: Picardie, Pie'moni, ('hamj^rptr, Navarre, Normandie, etc. l'n régiment modèle, celui du Hni, n'arrivait qu'aprèn. •
Transformation de la tactique. — I<e temps n'est plus oh cent
' Ijoiivoi«i, |M>iir roleviT .iiix yi-ux dr la nnbli**»** !<• ftervlro île rinfAntprip, fut obllifc' dr diVlarer quo ntil n«> m-rait n<lml< à •««•rrtr ilan* le» troup** à «•hrviil nTant d'avoir H*rvl un certain trinj»-» clans rtnr.intorlp.
^ 1^« r<ir1rorntii i<talent alor» I>«aar4iup trop nombreux pnarsmir délions ratlrM iinr des pranl^rM refonnea, sprta lioatj XIV, fut de ramener leur iiombro à lit).
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cavaliers battaient facilement <lenx cents picotons. L'avantage |ui8se décidément du côté de l'infanterie : l'arme noble est sérieusement menacée par l'arme roturière. Dès le début du xviii* siècle, il y a une tendance dans toute l'Kurope à diminuer les effectifs de la cavalerie pour aui^menter ceux de l'infanterie, et îi sn]if)rinit'iles cuirasses et les casques, désormais impuissants contre des feux mieux nourris. Kncore un trait du passé (^ui s'efface, encore une force nouvelle qui s'élève.
L'artillerie rattachée à l'armëe. — Avant Louvois, l'artillerie ne faisait pas partii- tir l'arniéc. KUe dépendait, non du ministre de la guerre, mais du i/nnul maître de Varlillerie, qui faisait trafic des emplois. Les officiers d'artillerie étaient des civils. Leurs titres n'avaient aucun rapport avec les grades militaires : les officiers supérieurs s'appelaient lieutenants ge'nc'raux, roriiniismire.s provinciaux, commùmaires ordinaires et extraordinaires ; puis venaient des officiers pointeurs, des maîtres canonniers brevetés, des capitaines de charroi, des conducteurs, mineurs, artisans pour le bois et le fer, charpentiers, charrons, tonneliers, scieurs de long, forgerons. L'artillerie n'avait pas de soldats à elle : pour escorter les canons, on en empruntait à l'infanterie.
Dans un siège, les officiers d'artillerie entreprenaient à forfait la construction et le service des batteries. Le roi leur payait, par pièce mi.se en état de tirer, cent écus ptjur la batterie ordinaire, (]iiatre cents pour la batterie de brèche. Il payait en outre, pai' jour et par pièce, vingt livres pour un canon, seize pour un mortier. Ix;s officiers, h leur tour, payaient vingt sous par douze heures aux soldats d'infanterie (pi'iis eml>auchaient comme travailleurs et comme .servants: ils .se partageaient le revenant-bon ou brnéficc'
• Dans toute ville qui s'était laisse canonner avant de capituler, tous les objets lie fer ou de cuivre, il l'exception de l'artillerie, dejuiis les cloches des (•jjlises jusqu'aux ustensiles de cuisine, appartenaient au (jrand-maitre. Il les faisait saisir f t vendre & son profit, h moins que la vilU- ne coni|xisât avec lui et ne lui payât le rau/uit dt» clov/its.
-'■'•- Appendice.
Le génie militaire créé. — Avant Ix)urois. il n'y nvait paA de génie militaire. Le« otHcieni ingénieurs étaient ou des civils ou de* otficierx d'infanterie. Vaiiban. »'n 10<57, alors cju'il était déjà cliargé de.H fort iticat ions de Lille, restait capitaine au rêgiMii>nt de Picardie, forcé de denmn<ler comme une faveur qu'on le dLspiMisât du s«Tvice ordinaire de ce corps. A cpiarante et un ans, il n'était «pie capitaine, car l'n.sage n'était pas «pi'un nigénieur s'élevAt plii-^ haut. Sans hiérarchie, .>ians rap|K)rts entre eux, dis.Héminés dans les réginuMit.s, vrais •• martyrs de l'infanteri»'," raillés par leurs camarade.s, négligés par leurs chef.s, qui les regardaient comme des étrangers, ex[H>sés aux plus grands iiérils des sièges et n'ayant aucune part à l'honneur et aux récom|>enses, les officiers ingénieurs étaient profondément découragés.
Louvois divisa les ingénieurs militaires en deux class«>s : les ordinaires, habituellement employés à la construction des places et recevant, comme tels, des appointement.s fixes ; les extraurdinaires, maintenus dans les régiments d'infanterie, mais appelé.s, en cas de besoin, aux travaux du génie et recevant à ce titre une solde supplémentaire. Il fit une révolution en nommant d'emblée Vauban au grade de brigadier, puis, en 167:t, de maréchal de camp. Louvois, après la mort de Colbert et de Seignelay, réunit sous sa main toutes les places fortes du royaume et put constituer une Direction générale des fortifications, qui fut confit^' à Vauban. I^e génie avait maintenant son état-major, mais il n'y avait pas encore de soldat du génii-.
Nouveau système de fortlûcatiou. — I^)uvois et Vauban établin-iit un plan d'ensemble jn^ur la <U'fens«* du territoire, l'ne ^iple ligne de places fortes couvrit la frontière la plus faible : celle du Nord. Vauban prenait les places, et Vauban les fortifiait d'après des princqM>.H nouveaux.
L'art de Vallaque fit, mtun ses ordn's. de tels progrès qu'il fut |>os.Hibli' de déti-rniiner àconp -«ûi ladal»' <lfs oiH-r.ition» i'iH<>iiti''lI<*s : uu%-erturu de lu traucftrr, creusement des trois parall'des, ouverture
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des batteries de Vircclies, assaut, à moins <iue la garnison ne b<it(lt la chamade, c'est-à-dire ne demandât i\ capituler. Tout cela se déroulait avec autant de régularité qu'une tragédie en cinq actes. Le tir i\ ricochet des canons, les feux courbes des mortiers, rendaient intenables, pour la garnison d'une ville, les po-sitions les tnicux abritées.
L'art de la défense progressa également : on créa les enceintes munies de bastions, de manière à multiplier les feux et à les croiser en tous sens. Lu iiiui'aillc «le pii'ii'c, ou pscarpr, cachée sous un parapet de gazon, rendue invisible par la conlrescarpc ; un dédale de lignes défendant l'accès des portes : tels étaient les caractères du système nouveau. Une place construite en rase campagne fut plus redoutable que les forteresses élevées sur les hauteurs.