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LE STYLE DE J.-J. WEISS

tous de s'y resserrer, ce serait un*mal pour notre langue : elle y perdrait de sa sève et de son éclat. Ce ne serait pas un moindre mal si elle venait à disparaître, cette tradition maintenue si haut par Prévost-Paradol, About, M. Weiss... Paradol avait parfois de l'apprêt, About de la paillette ; il me semble que, par la pureté de la forme, M. Weiss est l'exemplaire le plus achevé de cette forte discipline classique. Comme tous les Français libéraux, j'ai souvent fait le rêve d'être un tyran; je me disais que mon premier ukase serait libellé ainsi : « N'auront licence d'imprimer tous les jeunes déliquescents, impressionnistes, divagationnistes, etc., qu'alors qu'ils justifieront avoir copié de leur main cent pages de M. Weiss. » Mais il ne faut jamais souhaiter la tyrannie ; un autre n'aurait qu'à y parvenir, avec des goûts différents, qui me condamnerait à expliquer cent vers de M. Stéphane Mallarmé.

(Regards historiques et littéraires.)

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