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médiocrité! celui qui pour tout bien

T'apporte à ce tripot dégoûtant de la vie.

Est Lien poltron au jeu s'il ne dit : Tout ou rien.

tions et les sarcasmes, tous les spectres de la rlébauche et de la mort. Comme un homme, au milieu d'une fête, qui boit dans une coupe ciselée, debout à la première place, parmi les applaudissements et les fanfares, les yeux riautS, la joie au fond du cœur, échauffé et vivifié par le vin généreux qui descend dans sa poitrine, et que subitement on voit pâlir ; il y avait du poison au fond de la coupe ; il tombe et râle ; ses pieds convulsifs battent les tapis de soie, et tous les convives effarés regardent. Voilà ce que nous avons senti le jour où le plus aimé, le plus brillant d'entre nous, a tout d'un coup palpité d'une atteinte invisible, et s'est abattu avec un hoquet funèbre parmi les splendeurs et les gaietés menteuses de notre banquet.

Eh bien ! tel que le voilà, nous l'aimons toujours: nous n'en pouvons écouter un autre ; tous à côté de lui nous semblent froids ou menteurs.... La pitié vient, on pense à cet autre poète qui, là-bas, dans l'Ile de Wight, s'amuse à refaire des épopées perdues. Qu'il est heureux parmi ses beaux livres, ses amis, ses chèvrefeuilles et ses roses 1 N'importe. Celui-ci, à cet endroit même, dans celte fange et dans cette misère, est monté plus haut. Du haut de son doute et de son désespoir, il a vu l'infini, comme on voit la mer du haut d'un cap battu par les orages. Les religions, leur gloire et leur ruine, le genre humain, ses douleurs et sa destinée, tout ce qu'il y a de sublime au monde, lui est alors apparu dans un éclair. Il a senti, au moins cette fois dans sa vie, cette tempête intérieure de sensations profondes, de rêves gigantesques et de voluptés intenses, dont le désir l'a fait vivre et dont le manque l'a fait mourir. Il n'a pas été un simple dilettante; il ne s'est pas contenté de goûter et de jouir; il a '."nprimé sa marque dans la pensée humaine ; il a dit au monde ce que c'est que l'homme, l'amour, la vérité, le bonheur. Il

a soufTert, mais il a inventé ; il a défailli, mais il a produif.. Il a arraché avec désespoir de ses entrailles l'idée qu'il avait conçue, et l'a montrée aux yeux de tous sanglante, mais vivante. Cela est plus difficile et plus beau que d'aller caresser et contempler les idées des autres.-II n'y a au monde qu'une œuvre digne d'un homme, l'enfantement d'une vérité à laquelle on se livre et à laquelle on croit. ;Le monde qui a écouté Tennyson vaut mieux que notre aristocratie de bourgeois et de bohèmes; mais j'aime mieux Alfred de Musset que Tennyson. [P. 421- 425.]

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