La seconde. I 2. Ln mère de sa femme
IJIOGRAPIIIE. Gl
l'avais logée avec sa fille et son mari [jIus près de moi; c'était elle qui, pour m'épargnor un domestique, venait tous les matins allumer mon feu et l'aire mon petit service. A son arrivée, je lui dictais de mon lit mon travail de la nuit ; et celte pratique, que jai longtemps suivie, m'a sauvé bien des oublis.
Quand ce discours fut fait, je le montrai h Diderot, qui en fut content, et m'indiqua quelques corrections. Cependant cet ouvrage, plein de chaleur et de force, manque absolument de logique et d'ordre : de tous ceux qui sont sortis de ma plume, c'est le plus faible de raisonnement et le plus pauvre de nombre et d'harmonie : mais, avec quelque talent qu'on puisse être né, l'art d'écrire ne s'apprend pas tout d'un coup. {Confessions,