Sorte de massue à levier. Ury-*^:it:a
d'une machine quelconque, un bateau qui passe, un moulin qui tourne, un bouvier qui laboure, des joueurs de boule ou de battoir, la rivière c{ui court, l'oiseau c{ui vole, attachent ses regards. Il s'arrête même à des spectacles sans mouvement, pourvu que la variété supplée. Des colifichets en étalage, des bouquins ouverts sur les quais, et dont il ne lit cjue les titres, des images contre les murs, qu'il parcourt d'un œil stupide; tout cela l'arrête et l'amuse c{uand son imagination fatiguée a besoin de repos. Mais nos modernes sages qui le suivent et l'épient dans tout ce badaudage, en tirent des conséquences à leur mode sur les motifs de son attention et toujours dans l'aimable caractère dont ils l'ont obligeamment gratiflé^ Je le vis un jour assez longtemps arrêté devant une gravure. Des jeunes gens, inquiets de savoir ce qui l'occupait si fort, mais assez polis, contre l'ordinaire, pour ne pas s'aller interposer entre l'objet et lui, attendirent avec une risible impatience. Sitôt qu'il partit, ils coururent à la gravure, et trouvèrent que c'était le plan des attacjues du fort de Kehl. Je les vis ensuite longtemps et vivement occupés d'un entretien fort animé, dans lequel je compris qu'ils fatiguaient leur Minerve à chercher quel crime on pouvait méditer- en regardant le plan des attaques du fort de Kehl. {Deuxième Dialogue.)