LA BEAUTÉ DE OE QUI VIT
De la soullVance do la plus humble des choses capnhios d(^ sentir. »
C'est pourquoi je ne sais rion de plus fatal à la faculté eslhétiquo tout entière, je dirai même au sentiment chrétien et à l'inteHigence humaine, que ces sports maudits au cours desquels l'homme se transforme en chat, en tigre, en serpent, en léopard, en crocodile et combine, en une habitude de cruauté, pour son plaisir, toutes les ruses dont les brutes mesurent l'emploi intermittent, Tune contre Tautre, à leurs besoins.
Si de ces êtres chez qui la capacité de jouir ou de souffrir est certaine, nous passons à ceux chez qui elle est hypothétique ou seulement apparente comme peut-être les plantes (quoique je confesserais volontiers « la foi que toute fleur jouit de Tair qu'elle respire »), alors notre sentiment pour elles est fait de plus de sympathie que d'amour véritable, parce que nous recevons d'elles infiniment plus de joie que nous ne pouvons leur donner; et 1 amour, je crois, vient surtout de ce qu'on donnCjOudu moins son essence est le désir de faire du bie n ou de donner du bonheur
Une chose facile à démontrer, c'est que, si
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Ton met à part les caractères de beauté typique, le plaisir que nous apporte une forme organisée est en raison de son apparence de saine énergie vitale. Dans un rosier, si nous mettons de côté toutes les considérations sur le rougeoiement gradué de la couleur et le joli plissement des lignes, qualités que sa fleur partage avec le nuage ou le feston de neige, nous découvrons en elle et par elle certains signes qui nous plaisent et qui peuvent passer pour des signes de vie et de force de la plante. . Chaque feuille et chaque tige accusent une fonction et remplissent constamment cette fonction, et, autant qu'il semble, simplement pour le plaisir et le bien-être de la plante. Sans doute, la réflexion nous montre que la plante ne vit pas pour elle seule, que sa vie est bienfaisante, qu'elle donne aussi bien qu'elle reçoit; mais rien de tout cela ne se mêle à l'impression que nous avons de la beauté physique de ses formes. Elles apparaissent comme nécessaires à sa santé; nous considérons la symétrie de ses feuillets, le glabre de ses tiges, l'intense viridité de ses pousses comme des indices du bonheur même de la plante et de sa perfection; elles sont pour nous sans utilité, sinon en ce qu'elles nous