SUR LE VENDREDI-SAI?(T
petit ; il a besoin de se faire connaître et de dire des choses énormes. Mais M. Villemot devrait s'observer davantage sur le choix des arguments et des expressions.
Il y a bien quelques journaux dans Paris, et un entre tous, qui se font peu scrupule d'escalader le mur de la vie privée, de dire ce qui se passe chez l'ennemi, même lorsqu'ils n'en savent rien. M. Villemot est trop instruit des mœurs de la presse pour ignorer que Y Univers ne fait point ce métier-là. Le dîner de M. Sainte-Beuve a été divulgué par des fureteurs de profession qui ne haïssent point ce philosophe ni ses sauces, et le Figaro n'a aucunement le droit de les condamner.
Si M. Villemot prétend nous interdire de recueillir les faits de ce genre lorsqu'ils sont publiés par d'autres et non démentis, ou s'il croit que nous devons nous abstenir de les apprécier suivant nos convenances, il est beaucoup moins libéral que l'amendement Guilloutet, et il témoigne beaucoup trop de crainte pour la valeur de ses dieux.
Il ajoute un raisonnement qu'on ne peut permettre qu'à son jeune homme.
Par parenthèse, ce garçon est le même qui, déjà jeune, étant socius de M. Renan, livra au Figaro tous les secrets de son illustre maître, c'est-à-dire sa manière de vivre, de boutonner sa redingote, d'attacher les cordons de ses souliers, de monter à cheval en Palestine, de se tenir dans les églises, où il est très convenable et même édifiant, etc., etc. '.
M. Villemot et le jeune homme raisonnent donc : ils
I. Ce paragraphe nous rappelle le nom oublié du petit. C'était M. Lockroy, devenu tant de choses.