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NOTRE OPINION SUR BERRTER

popularité qui la caressait trop. C'est ainsi que la vérité nous avait obligé de marquer les bornes de sa gloire. Elle pouvait, suivant nous, s'élever plus haut, non pas sans doute devant la foule, mais devant des regards qui doivent être plus comptés. Détruire cette gloire, pourquoi ? La meilleure part en est à nous, puisque si M. Berryer n'a pas vécu dans nos rangs, il y est du moins entré pour mourir.

L'Église a sa plus belle gloire, la gloire de son âme, comme elle a son cercueil. La popularité nous l'avait pris, elle nous l'a rendu. Par une dernière fortune, elle l'a porté au seuil de ce caveau où il repose sous la voûte sacrée. C'est un privilège qu'elle n'a pas coutume de faire à ses favoris. Ce caveau mortuaire dans l'Église, mais ouvert dehors, est comme une image matérielle qui résume notre appréciation : M. Berryer était né et il est mort plus grand qu'il n'a su vivre.

Fidèle à son parti, nous l'avons dit, et l'on ne peut alléguer une parole de nous qui le mette en doute. Docteur de son parti, nous l'avons nié, et qui n'en est d'accord ? Sa fidélité ne laisse à ceux qu'elle a servis rien qu'une gloire féconde, et que trop de drapeaux revendiquent pour qu'elle puisse rester le partage d'un seul ni l'avantage incontesté d'aucun.

M. Berryer n'a rien donné que l'on puisse appeler une conception, rien laissé que l'on puisse appeler un exemple.

Un seul discours de Donoso Cortès a tracé dans les intelligences contemporaines un rayon lumineux qui aujourd'hui empêche l'Espagne de tomber dans la profondeur des ténèbres révolutionnaires.

Le parti légitimiste, le parti monarchiste, le parti catholique ne trouveront rien dans les discours de M. Berryer et ne les reliront pas. La musique est envo-

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