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NOTRE OPINION SUR BERRYER

lée. La foule emporte le bruit qui la caresse, elle le disperse stérile à tous les vents de l'horizon. Mais la \oix (jui crie la vérité peut se répandre dans le désert : elle y fait lever des nnoissons et des hommes.

Nous n'avons pas contesté à M. Berryer la conviction relative de l'excellence de sa cause, ni son zèle ni sa constance, ni ses vertus privées, ni rien de ce qu'il eut d'aimable et d'éclatant.

Nous ne lui contestons qu'une chose qu'il nous est impossible de lui accorder : cette chose uniquement jgrande, c'est l'amour suprême de la suprême vérité, de a seule vérité qui puisse communiquer à l'ame la solidité pleine, lumineuse et inébranlable, la conviction absolue.

On nous a opposé quelques discours, quelques plaidoyers. Nous les avons relus. Ils sont plus ou moins habiles, et ne sortent pas de l'ordre ordinaire des discours de légistes. La circonstance y tient plus de place que la doctrine, et l'habileté s'y montre plus que la foi, et même plus que le cœur. Cherchant dans la collection de l'Univers ce que nous avons eu l'occasion de dire de M. Berryer en ces nombreuses angoisses où son secours nous eût été si précieux, nous avons trouvé que nos plus grands éloges n'ont pu dépasser les louanges froides dont on paye un froid et court appui.

Lorsqu'il s'agissait de proscrire les Jésuites, en i8A5, M. Berryer prit la parole. Ce que nous eûmes à dire de son discours était a peu près ce que nous eûmes à dire de celui de M. de Lamartine. Combien M. Thicrs, qui avait provoqué cet acte mauvais, s'est montré par la suite moins ménager dé sa popularité !

Pour aller au fond et tout rassembler en peu de paroles, sous le règne de Louis-Philippe, M. Berryer se tint à l'écart des défenseurs de la liberté d'enseignement ;

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