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XVIII INTRODUCTION

'mérites de. la Rédemption? L'année suivante, VHisloire des oracles parut. Fontenelle y réduit en un ouvrage court et maniable, de vive allure, un fatras érudit du hollandais Vandale. Il fit ce que devait faire plus tard, avec moins de malice peut-être, l'abbé de Saint-Pierre en son discours sur le Mahométisme. Il s'agissait de séparer l'erreur qui se mêle à la vérité, et de montrer que les oracles païens ne furent pas rendus par des démons, comme on le soutenait dans les premiers siècles du christianisme. Ce qui donna naissance à cette institution, ce furent d'abord quelques visions des esprits simples, puis l'habileté des raliinés qui en tira parti. « Des sots et des cavernes », voilà par où commencent les oracles; ils continuent par la mise en scène des prêtres, « charlatans » plus <f nobles » et plus a sérieux •> que les autres. En attaquant la th^'orio dos démons, F'jntenelle s embb;' li'' v^iulnii' s'';]) jii'ii.hi' iju'a lâ^uperslilion. Mais il savait bien, cuinine on la dit dépuis, que les superstitions sont les ouvrages avancés des religions, et il est évident qu'il a voulu faire quelque tort à la forteresse même. Traiter les croyances des païens comme des phénomènes naturels, c'était montrer une voie dangereuse, et il est diflicile de rattraper l'esprit d'examen quand on Ta une fois lâché. Ainsi, dans ces /deux petits livres d'aspect inoffensif, Fontenelle indiquait / les deux grandes causes de rincrovan-'' moderne, le spec- \ laci'e 4^. T universel '^dé'termi n i s m *• <i l'explication rri- \ tiqûë^^u surnaturel^'

En face de la tradition, qui éprouvait ces atteintes, un mjuvoir nouveau se levait et visait à la remplacer. Le renou- -w«llement de l'Académie des sciences eut lieu en 1699, date solennelle; Fontenelle fut élu secrétaire perpétuel de la Compagnie : ses dialogues astronomiques le désignaient pour servir de truchement entre les savants, qui parlent une langue trop austère, et les honnêtes gens, auxquels il importait de faire connaître leurs efforts. Uéunir ainsi en un corps, les mathématiciens, les physiciens, les chimistes, les anatomistes, ceux qui traitent des animaux et des plantes, c'était reconnaître la grande vérité'

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