CHAPITRE VI
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La lutte des partis grecs tourna constamment autour des théories extrêmes. Les riches d'Athènes ne tendaient qu*à gouverner eux-mêmes, qu*à absorber les avantages de Tautorité ; le peuple d'Athènes ne visait qu'à la dilapidation des caisses publiques par les mains de Técume démocratique. Quant aux gens impartiaux, ils imaginaient des doctrines toutes littéraires, toutes d'imagination, et voulaient solidifier des rêves pour corriger des faits. Dans tous les partis, à tous les points de vue, on ne désirait que table rase, et la tradition, l'histoire ne comptaient pour rien sur un sol où le sentiment du respect était absolument inconnu.
On n'aurait aucun droit de s'en étonner. Avec Tégrenage ethnique qui faisait le fond de la société athénienne, avec cette dissolution complète de la race qui réunissait, sans avoir jamais pu les fondre, les éléments les plus divers, avec cette prédominance, surtout, de l'élément spirituel, niais insensé, des Sémites, c'était bien là ce qui devait arriver. Une seule chose surnageait au milieu de l'anarchie des notions politiques, l'absolutisme du pouvoir incarné dans le mot de patrie.
Mais à Rome il en fut très différemment, et les partis eurent nécessairement d'autres allures. Les races étaient surtout utilitaires. Elles possédaient un sens pratique étranger à l'imagination grecque, et toutes comprenaient,