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XXXII INTRODUCTION

instruit, ayant sur les choses de la politique générale des idées nettes, le plus souvent justes, parfois originales. 11 s'y connaît en peuples et en hommes, et ne craint pas de les juger en diplomate adroit et en homme d'esprit tout ensemble. Il est un de ceux qui ont compris Bismarck et sa politique.

Ne lui en voulons pas trop non plus de ce qu'il n'a pas été pour les écrivains de son temps un juge toujours équitable. S'il l'a été pour les écrivains russes, pour Ponsard, parfois pour Renan et Sainte- Beuve, il ne l'a guère été pour Henri Martin, et surtout pour G. Flaubert et V. Hugo. Certaines citations seraient même compromettantes pour lui, si l'on ne savait combien les esprits les meilleurs sont sujets à s'égarer dans leurs jugements sur leurs contemporains. Ne nous indignons donc pas trop de son excessive sévérité pour le grand poète du siècle, dans laquelle au reste il entre d'autres raisons que les raisons littéraires , et excusons-le d'avoir dit que la Salamho de Flaubert ne valait pas la peine d'être lue partout où il y aurait seulement la (( Cuisinière bourgeoise ». H avait un léger faible pour la ce Cuisinière bourgeoise », étant très gourmet et même quelque peu gourmand : c'est une circonstance atténuante.

Et pourquoi lui tenir rigueur, sïl a subi avec avantage, sauf sur un ou deux points, la plus dure épreuve qu'on puisse imposer à un homme et à un écrivain, celle de scruter et de fouiller sa correspondance? Ses lettres réhabilitent très suffisam.ment son cœur. Elles lui font honneur. Le masque tombe . L'homme apparaît ici comme ayant bien vécu et

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