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BUCHERS ET TOMBEAUX

Le squelette était invisible

Au temps heureux de l'art païen; L'homme, sous la forme sensible, Content du beau, ne cherchait rien.

5 Pas de cadavre sous la tombe, Spectre hideux de l’être cher, : Comme d’un vêtement qui tombe

Se déshabillant de sa chair,

Et, quand la pierre se lézarde, 10 Parmi les épouvantements,

Montrant à l’œil qui s’y hasarde

Une armature d’ossements ;

Mais au feu du bûcher ravie Une pincée entre les doigts, 15 Résidu légér de la vie, Qu’enserrait l’urne aux flancs étroits; Ce que le papillon de l’âme Laisse de poussière après lui,

1. Le poème s'agrandit dans une gloire, cercle de lumière divine, qui entoure la tête des saints (peinture).

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