‹ Pages d'art chrétien (volume 2)Chapitre 31 sur 41 · FIG. 9 — BAS-RELIEF DU PORTAIL DE SAINT-TROPHIME D'ARLES (AN I · texte numérisé non relu

FIG. 9 — BAS-RELIEF DU PORTAIL DE SAINT-TROPHIME D'ARLES (AN I

tome le premier leur avait appliqué le verset où David parle des rois d'Arabie, et l'exégèse pastorale le fit souvent après lui. Mais ce n'est qu'assez tard, comme on voit, que ce rapprochement des commentateurs ecclésiastiques devint populaire et passa pratiquement dans l'art au point d'amener les artistes à regarder les mages comme étant ces « rois des Arabes et de Saba » porteurs de présents, dont parle le prophète.

C'estalors aussi qu'on commence à nous révéler leurs noms. La plus ancienne œuvre d'art où on les lise est le Codex Egberti, cité plus haut (an 980). Ils y sont ainsi libellés: MELCHIAS, PUD1ZAR, CASPAR. En Italie, la fresque de saint Urbain à Rome (an 1011) ouvre la série avec l'orthographe: MELCHIOR, GAS-

PAR, BALDASSAR. En France, ils apparaissent pour la première fois en 1140 sur une cassette en ivoire du musée de Cluny. écrits de la sorte : MELCHIOR, BAL- THASAS, GESPAS. Les variantes continuent, mais on en arrive à la forme connue de tous : MELCHIOR, GAS- PARD, BALTHASAR. (Fig. 8.)

Quelle est l'origine de ces appellations? A cette question, on répondait jusqu'ici : Le pseudo-Bède. Et voici le texte qu'on citait de lui :

Le premier des mages fut Melchior, un vieillard avec de longs cheveux blancs et une longue barbe. 11 avait une tunique rouge, un manteau vert, des chaussures rouges rayées

1) Ps. I.XXII, 10.

(2) Is. lx, 3.

LES ROIS MAGES D APRES LES ARTISTES

de blanc et une mitre multicolore : c'est lui qui offrit l'or, symbole de la royauté. Le second se nommait Caspar, était jeune, imberbe, le teint coloré, et avait une tunique verdâtre, un manteau rouge, des souliers rouges : c'est lui qui présenta l'encens, hommage à la divinité. Le troisième s'appelait Balthazar; il avait le teint brun, portait toute sa barbe et était vêtu d'une tunique rouge, d'un manteau blanc, de chaussures verdâtres, le tout en soie. C'est lui qui offrit la myrrhe, comme un témoignage au Fils de l'Homme destiné à la mort.

Ce texte, qui a une saveur d'antiquité, paraît provenir d'un original grec et suppose derrière lui une tradition iconographique. Il provient peut-être de ce recueil de recettes picturales dont le manuel du moine Denys, trouvé au Mont Athos par Didron, est un dérivé tardif. Mais ce n'est pas dans ce texte, moins ancien que les œuvres d'art citées plus haut, qu'il faut chercher la source première d'où découlent les noms des mages. Ceux-ci proviennent, d'après M. Kehrer, d'un ouvrage grec écrit sous l'empereur Anastase (49 1-5 1 8) par un chroniqueur alexandrin, et dont un moine inconnu de la période mérovingienne nous a laissé une traduction latine sous le titre : Excerpta Latina Barbari. Voici le texte curieux qu'on y lit concernant les mages :

En ces jours-là, sous Auguste, aux Calendes de janvier, les mages lui offrirent des présents et l'adorèrent : or, les mages s'appelaient Bethisarca, Melichior, Gathaspa.

Telle est la première forme sous laquelle on saisit les noms des mages, et c'est d'elle que dérive la forme actuelle.

De ces noms le caractère hétérogène est assez frappant. Me Ichior est un nom hébreu qui signifie Roi de la lumière: Baltkasar est fig! 10 -bas

un nom chaldéen, emprunté à Daniel, et qui veut dire Prince de Bel; Gaspar est un nom indien, contracté de Ga(tha)spa(r), lequel est lui-même une corruption de Godaphar (Gundaphorus), ce roi de l'Inde dont parle la Légende Dorée au sujet de l'apôtre saint Thomas.

Pendant que l'art fixait ainsi l'âge et le nom des mages, le cycle de leur légende s'élaborait aussi. Car ce n'est pas non plus au xiie et au xme, comme on le croit, mais plusieurs siècles avant, que cette élaboration a eu lieu. Déjà, en 855, une miniature du Sacramentaire de Drogo, ce fils de Charlemagne devenu évêque de Metz, détaille l'histoire des mages en trois épisodes. Les voici devant Hérode, puis à cheval en route pour Bethlehem, avec l'étoile comme guide, enfin devant Marie. Le reliquaire carolingien du Louvre fait de même, et l'ivoire carolingien du Palais des Arts, à Lyon (an 900), y ajoute le sommeil des mages avertis par i'ange. Les exemples continuent, mêlant la légende au récit de saint Matthieu. Le xne et le xine siècle ne peuvent donc prétendre qu'au plein épanouissement de cette histoire. C'est alors, en effet, que Jacques de Voragine groupe en deux chapitres de la Légende Dorée tous les récits qui s'y rapportent.

Phot Giraudon.

RELIE! I" CHŒUR DE NOTRE-DAME DE PARIS (AN i3'2o) .

Ces restrictions de date faites, on peut lire dans Mâle la page suivante :

Aucune des scènes de l'enfance de Jésus- Christ ne fournit une plus riche matière à l'imagination populaire que l'adoration des mages. Ces figures mystérieuses que l'Évangile nous montre sous un voile excitaient vivement la curiosité. Aussi la légende ne manque-t-elle pas de nous apprendre tout

Phot. Giraudon.

FIG. I I — PANNEAU D'UN DIPTIQl'F. ALLEMAND, EN IVOIRE, AU LOUVRE (AN 1 35o)

ce que saint Matthieu nous laisse ignorer. On nous dit les noms des mages, on nous fait connaître les incidents de leur voyage, on nous raconte toute leur vie et même leur mort. On les fit mourir en vrais chrétiens, baptisés par saint Thomas dans son voyage de l'Inde, et la cathédrale de Cologne accueillit pieusement leurs reliques. Degrandes familles du moyen âge comptaient les mages au nombre de leurs ancêtres. On voit encore, dans les ruines du château des Baux, près

d'Arles, l'écusson orné de l'étoile qui attestait

la noble origine de cette illustre maison Le

lointain Orient, d'où ils venaient, faisait

rêver on racontait, entre autres choses

que les mages descendaient de Balaam, et qu'ils avaient hérité des secrets de i'antique devin. On assurait que les pièces d'or qu'ils avaient apportées à l'Enfant avaient été frappées par Térah, le père d'Abraham, et qu'elles avaient été données aux Sabéens par Joseph, fils de Jacob, quand il vint chez eux acheter des parfums pour embaumer le

corps de son père A la façade de la

cathédrale d'Amiens, au portail de droite, on peut voir, sous les grandes statues des rois mages, plusieurs petits médaillons qui représentent leur histoire. Dans l'un, ils sont embarqués tous les trois et semblent voguer vers leur pays: et dans l'autre un personnage couronné ordonne de mettre le feu à un navire. Au moven âge, les fidèles, très familiers avec la légende, reconnaissaient sans peine dans ces bas-reliefs d'Amiens un épisode du retour des mages que Jacques de Voragine nous raconte ainsi : Comme Hérode ordonnait la mort des Innocents, il fut cité par une lettre devant César pour répondre à l'accusation de son fils. Et comme il passait à Tarse, il apprit que les trois rois s'étaient embarqués sur un navire du port, et, dans sa colère, il fit mettre le feu à tous les navires (i)

A quoi il faut donner comme conclusion cette phrase du même auteur, une page plus haut : « L'Église du moyen âge, qui se montra si indulgente aux légendes populaires, fut ellemême peuple en cela. »

L'argent des mages, dont parle M. Mâle, était autrefois conservé à Milan, au témoignage d'Ughelli. C'était sans doute des pièces analogues à ce denier de Judas, vénéré encore à Sainte- Croix de Jérusalem, à Rome, et qui n'est autre chose qu'une monnaie de Rhodes.

POAION lu Hérode aura été cause de la légende (2).

(M L'Art religieux au xin* siècle, p. 249. (2) Revue numismatique, D* 4, 1H99.

LES ROIS MAGES D APRES LES ARTISTES

Phot. Alinari.

FIG. 12 — BAS-RELIEF, A SAINT-EUSTORGE DE MILAN (AN l347)

Cette relique me rappelle le souvenir de cette autre dont parle Didron :

Dans le trésor de Saint-Paul, au Mont Athos, on nous montra douze petits triangles d'or, en filigrane, et soixante-douze grains d'encens et de myrrhe. Les moines dirent que cet or, cette myrrhe et cet encens étaient ceux que les mages auraient offerts à Jésus; ils auraient été apportés au Mont Athos par une femme mystérieuse qu'ils nomment la belle Marie (i).

Quant aux reliques des rois mages euxmêmes, les seuls faits certains que connaisse l'histoire se rapportent à leur translation de Milan à Cologne, en 1 164, après la prise de Milan par Frédéric Barberousse. Quelques années auparavant, en 1 1 58, les Milanais ayant découvert, dans l'église de Saint-Eustorge, trois cercueils contenant des corps saints, on regarda ceux-ci comme étant les ossements des trois mages, et la croyance s'établit qu'ils avaient été rapportés de Constantinople

(1) Manuel d'iconographie chrétienne, p. i5g, en note.

par saint Eustorge, ancien évêque de Milan, d'origine grecque (t 33 1 ou 5 18). La ville prise, Frédéric Barberousse distribua les reliques aux évêques allemands. Reynald de Dassel, évêque de Cologne, reçut pour sa part les ossements des rois mages qu'il s'empressa d'emporter à Cologne, où il arriva le 23 juillet 1 164. Il les déposa dans la cathédrale Saint-Pierre, remplacée depuis par le fameux Dom gothique, et c'est là qu'on les vénère encore. Nous ne possédons pas de témoignages antérieurs à ceux-là. Qu'est-ce qui a pu faire naître à Milan à cette époque la croyance que ces trois corps saints étaient bien ceux des rois mages? Peutêtre, dit M. Kehrer, l'existence d'une fête des trois couronnés, analogue à celle des quatre couronnés que l'Église romaine célèbre encore le 8 novembre. Le peuple milanais aurait peu à peu établi une identification entre les trois saints et les trois rois. Mais c'est là une pure hypothèse. En fait, on ne saurait l'expliquer. Il faut se borner à constater le fait.

Mais revenons à ce qui est précisément notre sujet, l'étude chronologique des

monuments^rlguréset l'évolution du type des mages dans les œuvres d'art.

Si l'on considère les mages au point de vue de l'attitude seule, il faut dire que, du ine siècle au xne, la scènede l'adoration ne change pas et qu'elle est représentée

toujours d'après la même formule. Les mages sont invariablement représentés debout, l'un derrière l'autre, leur offrande à la main, s'avançant vers l'Enfant assis sur les genoux de sa Mère. Soudain, à la fin du xiie siècle, un élément de jeunesse

Phot. Haufstacngel.

FIG. l3 — TABLEAU DE PISANELLO, A BERLIN (\Ve S.)

vient vivifier l'ancien type hellénistique : le vieux roi chenu s'agenouille devant la Vierge ; le second montre du doigt l'étoile, et le troisième admire, la main levée.

C'est tout un drame vivant au lieu d'une scène hiératique. On l'avait déjà constate, mais sans l'expliquer.

D'où vient qu'une scène jusque-là

immuable s'est ainsi transformée subitement?

L'explication est dans le drame liturgique français, et cette idée de M. K.ehrer est bien la plus féconde de son livre, comme on va le voir.

Le jour de l'Epiphanie, on avait l'habitude, au xnc siècle, de jouer dans nos

LES ROIS MAGES D APRES LES ARTISTES

Cliché Broussollc.

FIG. 14 — TABLEAU DE GENTILE DA FABRIANO, A FLORENCE (XVe S.)

églises une sorte de drame destiné à faire Tevivre aux yeux des fidèles le mystère du jour. Trois personnages, vêtus de robes de soie, une couronne sur la tête, s'avançaient dans l'église avec gravité : c'étaient les rois mages. Arrivés au milieu du chœur, le premier, montrant du doigt l'étoile suspendue à la voûte par un fil, entonnait l'antienne : Hoc signum magni Régis est. Ils se remettaient en marche en chantant : Eamus et inquiramus eum.

Ils arrivaient ainsi devant l'autel où l'on avait disposé une statue de la Madone, et, continuant de chanter l'antienne : et offeramus et munera aurum thus et myrrham, alléluia, ils s'agenouillaient devant la Vierge et offraient leurs présents à l'Enfant Jésus. La mimique des personnages est formellement indiquée dans les textes. L'un d'eux 1ère la main pour montrer l'étoile, dit le drame de Limoges; Le premier Roi montrant l'étoile aux autres,

dit le drame de Besançon ; El se montrant l'un à l'autre l'étoile, ils s'avancent, dit le drame d'Orléans; Les mages s'approchent et le premier dit en s' agenouillant, dit le drame de Laon; Les mages, fléchissant les genoux, offrent leurs présents, dit le drame de Beauvais.

Les artistes ne firent que reproduire le jeu de scène que le drame liturgique leur mettait sous les yeux. Mais, ayant le choix entre la scène du chœur et celle de l'autel, ils les fusionnèrent. Et de là vient que, dans les compositions de cette époque, le premier mage est déjà à genoux pendant que le second montre encore l'étoile. Ainsi voyons-nous la scène traduite : au portail de Saint-Trophime d'Arles (an 1 175), au portail de Saint-Gilles (an 1 180), au portail Nord de la façade Ouest de Notre-Dame de Laon (an 1200), au portail Nord de Notre-Dame de Chartres an 1220), sur un psautier de Chantilly

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n'est plus limité par l'étroitesse du lieu, la représentation s'allonge d'une cavalcade étincelante qui fait la joie du populaire en liesse. Le G janvier 1 336, les Dominicains de Milan organisent un cortège des mages.

Les rois à cheval, suivis de serviteurs , de mulets porteurs de bagages et même d'animaux exotiques tels que chameaux et guépards , parcourent la ville et finalement s'arrêtent devant l'église Saint - Laurent, où Hérode, assis, entouré de ses scribes, les interroge sur le Messie. Le cortège reprend sa marche et arrive à Saint-Eustorge. Là, près de l'autel, une crèche est préparée : les rois offrent leurs présents à l'Enfant qu'ils adorent. Puis, ayant pris congé, ils vont dormir sous un abri. Alors, un ange leur apparaît et leur ordonne de repartir en passant, non plus par Saint-Laurent, mais par la Porte Romaine.

Eh bien, qu'est-ce que le bas-relief daté de 1347 que l'on voit encore àSaint-Eustorge de Milan et qui représente l'adoration des mages? la reproduction de la fameuse fête des mages qui, depuis i336, se célébrait chaque année à Milan. (Fig 1 2.) En 1417, une cavalcade des rois mages

Phot. Giraudon.

FIG. l5 — MINIATURE DES « TRÈS RICHES HEURES » DU DUC DE BERRY A CHANTILLY (AN I45o)

(an i25o), sur un manuscrit latin de la Bibliothèque Nationale (an 1275), au xive siècle, sur l'admirable bas-relief du pourtour du chœur de Notre-Dame de Paris et sur le diptique allemand du musée du Louvre, sur le tabernacle d'Or- San-Michele, à Florence, sculpté par Orcagna (an i35g), etc. (Fig. 9, 10, 11.)

Au xive siècle, le drame passe de l'église sur la place publique, et là, comme on

LES ROIS MAGES D APRES LES ARTISTES

est organisée à Padoue. En 1454, Florence voit passer dans ses rues les trois rois suivis de deux cents cavaliers. Un peu partout, en Europe, de semblables fêtes s'organisent. Les artistes naturellement s'en inspirent, les reproduisent de leur mieux, et quand ils ont à traduire la scène évangélique de l'Epiphanie, c'est en réalité ces fêtes dont le souvenir les hante que traduisent leurs pinceaux.

Les riches Adorations des mages des peintres italiens du xve siècle, Gentile da Fabriano, Pisanello, Benozzo Gozzoli, n'en sont que la photographie. Celles du miniaturiste des Heures du duc de Berry et de Jean Fouquet, en France, pourraient servir d'illustration aux récits que le xive siècle nous a laissés. (Fig. i3, 14, i5, 16.) Et voilà qui nous fait voir sous un jour nouveau cette forme dç l'adoration des mages où les personnages abondent faisant suite aux rois d'Orient. Nous y retrouvons les cortèges triomphaux nés du drame liturgique, lequel se trouve ainsi avoir démesurément enrichi au xive siècle l'iconographie jusque-là si simplede l'adoration des mages (1).

Le lecteur, qui a suivi jusqu'ici l'histoire de ce développement iconographique, s'étonne peut-être qu'il n'ait pas encore été question du nègre. Le roi nègre fait

(i)Surce point, l'ouvrage allemand de M. kehrer a été complété par un article récent de ]M. iMàle, les Rois mages et le drame liturgique, paru dans la Galette des Beaux- Arts, octobre 1910.

son apparition à la fin du xive siècle, au lieu et place du jeune mage imberbe. Cela, moins la date exacte, on le savait déjà, mais voici des précisions nouvelles.

C'est au réalisme de l'art septentrional que l'on doit l'introduction du mage maure, et les pays méridionaux furent les

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Phot. Giraudon.

MINIATURE DE JEAN FOUQUETj A CHANTILLY (AN I |.5o)

derniers à l'accepter. Il apparaît pour la première fois, semble-t-il, aux environs de 1 355, sculpté sur un tympan de portail à Thanncr, mais les miniaturistes allemands et néerlandais ne suivent L'exemple que plus tard. (Fig. 17.) Quant à l'Italie, clledemeurc longtemps revèche à son admission dans l'iconographie. Ses

peintres du xve siècle, Fra Angelico, Filippino Lippi , Ghirlandajo, Signorelli , l'ignorent encore, et en plein xvie siècle Andréa del Sarto lui donne un teint rouge cuivre. Même dans le Nord, cette innovation ne se généralise pas tout de suite, et la tradition précédente, qu'on peut appeler la tendance archaïsante, va de pair, continue longtemps encore avec cette nouveauté, comme le prouve, par exemple, le tableau de Roger Van den Weyden à Munich, en 1450.

Qu'est-ce qui a poussé les artistes à remplacer le roi imberbe par un roi nègre? Le théâtre populaire. Au xive siècle, au xve surtout, celui-ci avait l'habitude de donner

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