CONSERVÉ AU MUSÉE DU LOUVRE
(Art français du xiv* siècle.)
deux Conciles œcuméniques, absorbaient la nature humaine du Christ dans sa divinité. A force de rai onner sur son immortalité qu'ils ne savaient pas concilier avec ses souffrances et sa nîort sur la croix, ils avaient fini par nier celle-ci, allant jusqu'à soutenir que Simon le Cyrcnéen avait été crucifie à la place du Sauveur. C'était altérer la réalité du sacrifice du Calvaire. Il importait de
réagir contre cette doctrine et de répondre
à ces novateurs en rétablissant le caractère même de la Rédemption. L'introduction du crucifix dans l'art chrétien paraît avoir été cette réponse et la forme de cette réaction.
Malgré tout, pendant deux cents ans,