‹ Pages d'art chrétien (volume 5)Chapitre 11 sur 34 · IN COSMEDIN, A ROME (XI T S · texte numérisé non relu

IN COSMEDIN, A ROME (XI T S

(L'autel est une cuve antique.)

majus altare suspensum est. L'inventaire de 1 532 contient une mention analogue:

« ung repositoire nommé ciboire où l'on met le Saint Sacrement, lequel est dessus le grand hostel pendu au bout d'une crosse de cuivre ». Les troubles des protestants

durent faire voir l'inconvénient qu'il y avait à garder ainsi bien en vue et sans protection les saintes Espèces; aussi, l'habitude de suspendre les custodes, pyxides ou colombes eucharistiques disparut-elle tout à fait pour faire placeau mode deconservation, plus sûr, des tabernacles.

A mesureque l'évolution gothique se poursuit, le retable change de caractère et de dimension. Très simple au xme siècle, encore modeste au xive, il devient, au xve, la partie la plus importante de l'autel et se complique de nombreux détails.

On le surcharge alors de clochetons et de ces multiples éléments que le vocabulaire décoratif met à la disposition des artistes. Très souvent, une niche en occupe le centre et on y loge une statue de la Vierge (autel de Saint-Florentin, Yonne). D'autres fois, on divise cet espace en compartiments et chacun d'eux devient le support d'un panneau sculpté (retable du musée de Cluny, fig. 25). Dressé en arrière de l'autel comme une construction indépendante, le retable est alors quelque

Un ' im '' 'in/ H 'ii| r 1 1

F1G. 21 — AUTEL DE LA SAINTE-CHAPELLE DE PARIS (XIIIe S.) (D'après la reconstitution de Viollet-le-Duc.)

Page 1