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NOTRE-DAME DE HAL, BELGIQUE

(xv» S. Moulage du Trocadéro.)

(i) Les quelques noms que nous savons nous sont appris par les comptes des confréries ou des églises. Ainsi, les cinq statues provenant de l'ancienne église Saint-Jacques et conservées au musée de Cluny auraient été faites par Robert de Launoy, imagier, à qui elles auraient été payées 25 livres = 2 000 francs, soit 400 francs pièce.

renouvellent plus tard le thème usé, l'un, en peignant le « sommeil de l'Enfant Jésus », l'autre, en gravant la « Vierge au lavoir ».

Michel-Ange marque de son empreinte robuste le type de la Pieta qu'avaient précédé la « Notre-Dame de Pitié » du xiii« siècle et la Mater Dolorosa du xv». Les Vierges en pleurs (Compassion de la Vierge), de Titien, de Carlo Doici, de Morales, relèvent de la même idée. Nous retrouvons ce type jusque sous le pinceau de Mignard. On peut voir par la belle Vierge de Germain Pilon comment, au xvi« siècle, les

sculpteurs français concevaient le sujet si souvent traité par leurs devanciers du moyen âge. Cette statue a beaucoup de grâce, et Ton remarquera le bouquet de roses que la Vierge tient dans sa main droite, conformément à l'ancienne tradition iconographique (fig. 214). Les artistes du xvii^ siècle, à l'exemple de l'école romaine, chercheront au contraire la grandeur, la noblesse, la dignité du maintien, et cela n'ira pas sans quelque affectation. Exemples : la « Vierge à la grappe » de Mignard, au Louvre, et Notre- Dame des Victoires à Paris (fig. 21 5).

En Espagne, Murillo peint l'Immaculée Conception et la vêt de soleil. La radieuse apparition monte au ciel, entourée de petits anges. Ce type n'est que le développement de la « Vierge glorieuse » du xiv« siècle français.

Dans ce dernier type, Marie, sous les traits d'une jeune fille, les mains jointes, est enveloppée d'une gloire aux rayons de laquelle s'accrochent des angelots. Au sommet, entre le Père et le Fils, l'Esprit qui la rendra mère sous la forme d'une colombe. En bas, le donateur lui tient dévotement le pied.

Dans d'autres cas, le sculpteur a groupé autour de Marie les principaux emblèmes symboliques qui la désignent : le miroir de justice, la tour d'ivoire, la porte du ciel, etc. Il y en a deux exemples au musée de Cluny. Ce sont deux bas-reliefs en albâtre du xiv siècle.

Entre la « Vierge dans sa gloire » du xiv® siècle et r « Immaculée Conception » de Murillo, les émailleurs limousins du xvi* siècle avaient introduit un type étrange, oublié aujourd'hui, qui représentait la Sainte Vierge au dedans de sainte Anne enceinte. On sait gré au peintre espagnol FIG. 2 14 -LA VIERGE ET l'enfant d'avolr fait succéder à ce type son concept

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