SOS PA0Ë8 D* HISTOIRE
te futur ordoniiatcur deil maëfiactes de Juin se laissait deviner. Un seul cri, je m'en souviens^ sortit de toutes les bouches, cri de surprise ou, plutôt, d'indignation^ Que sigûiflaietit, en effet, ces airs de proconsul indépendant ? Où s'emportait la puërile audace de ce soldat de fortune ënterldèshotnmesqui^ après tout, n'avaient qu'un signe à faire pour lui briser son épée dans la main? L'armée! Lolti de la tenir en petite estime, nous la rendions à toute l'héroïque grandeur de son rôle, en ne lui voulant pour ennemis que ceux de la France^ et en cherchant à écarter d'elle la possibilité de cette affreuse guerre , de cette guerre sàcHlége des carrefours et des rues» Il fut décidé que le gouvernement provisoire ferait passer au général Cavaignac l'expression de son mécontentement dans une lettre impérieuse que trois de ses membres furent chargés de rédiger i Fratiçoià Ârago^ Armand Marrast et moi.
En conséquence, et le lendemain même du jour où cette décision avait été prise , je me rendis au ministère de la marine, où MM. François Arago et Marrast m'attendaient. J'avais déjà préparé le projet de lettre : je l'apportais ef j'en donnai lecture. Il traduisait avec fidélité, dans une forme à la fois mesurée et hautaine» les sedtiments du Conseil. La dernière phrase, sévère mais provoquée, était celle-ci :
oc Le moment n'est pas éloigné peut-'êtreoù uMfi guërrs oc AVEC l'Europb nous sera imposée : rbstez en Afrique ,